mercredi 31 août 2016

Bilan de lecture d'août

Bilan de lecture d'août

Le mois d'août était l'occasion de passer trois semaines en famille à la découverte du Québec.  Une petite pause estivale pour le blog (mon Dieu j'ai beaucoup de billets en retard...)  mais aussi un peu moins de temps consacré à la lecture.

J'ai terminé mes lectures pour le prix des lecteurs - dont le gagnant sera connu fin septembre.  Un très joli roman qui m'a beaucoup plu.


J'ai pris un peu d'avance avec mes lectures communes avec le sublime "Il pleuvait des oiseaux"
Lire québécois au Québec c'était super. Le livre est sublime.


et un livre de la rentrée 2015



La rentrée littéraire bat son plein, en voici trois lus pour vous en août.

J'avais adoré "La maladroite" l'an dernier, je découvre grâce à mon partenaire Rouergue un genre différent.


Un premier roman qui fera parler de lui j'en suis certaine : magnifique.



Elle est suisse et j'adore sa sensibilité, sa pudeur, l'émotion procurée. Je viens de prendre beaucoup de plaisir à la lecture de son dernier opus.



Voilà pas si mal au final 6 pour ce mois d'août dont un gros pavé.


Dès que mes billets seront écrits et publiés, en cliquant sur les couvertures vous aurez accès au billet mais encore un peu de patience.


lundi 29 août 2016

Bilqiss - Saphia AZZADDINE ♥♥♥♥♥

BILQISS

Saphia AZZEDDINE



J'ai lu 11372
Stock 2015
Prix : 7,20 €
EAN : 9782290121849
Pages : 222
Date de parution : 09/03/2016

Présentation de l'éditeur

« Vous priez encore Dieu ?

– Bien sûr. Pourquoi ne le ferais-je pas ?
– Eh bien, il me semble qu’Il vous a abandonnée ces derniers temps.
– Allah ne m’a jamais abandonnée, c’est nous qui L’avons semé. »


Bilqiss est l’héroïne de ce roman : c’est une femme indocile dans un pays où il vaut mieux être n’importe quoi d’autre et si possible un volatile. On l’a jugée, on l’a condamnée, on va la lapider. Qui lui lancera la première pierre ? Qui du juge au désir enfoui ou de la reporter américaine aux belles intentions lui ôtera la vie ? Le roman puissant de Saphia Azzeddine est l’histoire d’une femme, frondeuse et libre, qui se réapproprie Allah.


Prix du roman des lecteurs de l'Hebdo 2015

Mon avis


Un récit bouleversant qui résonnera en moi encore longtemps.

Bilqiss est condamnée à la lapidation, elle n'aurait pas dû lancer l'appel à la prière à la place du muezzin qui complètement saoul de la veille n'a pas su être réveillé.

C'est tout naturellement, sans réfléchir que Bilqiss a lancé l'Adhan en l'enjolivant de manière personnelle. Elle attend un procès qui de toute façon la condamnera car elle est tout simplement née femme, veuve et sans enfant, et c'est aussi ce qu'on lui reproche.


Bilqiss orpheline a été mariée à l'âge de 13 ans à un homme qui en avait 46. Elle est veuve, sans enfant, sans statut ce que la société lui reproche.

  "Vieille d'une heure seulement et déjà accusée par mon sexe. Je n'aurais pas cru cependant qu'il serait à l'origine d'autant de maux."

"Sa véritable faute était d'être une femme seule.  Pauvre, veuve et marginalisée, personne au village ne savait quoi faire d''elle......Même ici, la naissance prévalait les compétences."

Son procès en réalité est celui de la femme, celle qui ne porte pas toujours correctement son voile, qui lit de la poésie, qui achèterait des aubergines non tranchées au marché représentant oh sacrilège un symbole phallique ...., celle qui ne veut personne pour se défendre et clame haut et fort sa liberté.

Elle qui aime et respecte son Dieu, sa Religion mais dénonce les absurdités des lois islamiques et n'approuve pas ce que les hommes en font.

C'est un roman choral, trois personnes s'expriment tour à tour ; Bilqiss, le juge et Léandra une journaliste américaine.

  • Bilqiss qui dérange les consciences.
  • Le juge qui ajourne le procès de jour en jour, vient voir Bilqiss le soir.  Il est bien  malgré lui devenu Oulema de district et juge des questions islamiques. Il nous fait prendre conscience que la religion, du moins ce que les "extrémistes" en ont fait impose des attitudes par lâcheté peut-être, pour sauver sa peau.   Il nous racontera sa première femme Nafisa (l'institutrice de Bilqiss) qui se procurait des livres en contrebande et était éprise de poésie et de liberté.   Il est ambigu dans ses sentiments envers Bilqiss.
  • Et enfin Léandra, une journaliste juive Newyorkaise  qui viendra assister au procès et converser avec Bilqiss au  vu d' images du procès sur internet. la détermination et la force de Bilqiss lui donne l'envie de la rencontrer. Intéressante confrontation d'idées entre la perception de cultures différentes, l'image des américains et vice et versa.Choc des cultures.
Saphia Azzeddine est une conteuse hors  pair. Son écriture acérée, cinglante mais néanmoins poétique.  Une plume affûtée d'une force émotionnelle inouïe.  Chaque mot est pesé, à sa place.
Que de jolies phrases qui remuent, qui marquent, qui posent questionnement et réflexion.  Un livre qui secoue et bouleverse, qui dénonce les contraintes vestimentaires, burqa et voile 

"On n'a pas le choix, on le porte c'est tout. Mais on les emmerde."
"Ce sont des choses qu'il ne faut jamais remettre en question. Le voile, c'est la protection de la femme."


Il dénonce aussi les déviances et absurdités de la religion, La femme dont la moindre parcelle évoque la provocation sexuelle, n'importe quoi....    Il y a aussi la description de cet amour inconditionnel de Dieu et cette foi inébranlable.

Je perds les mots et ne parviens pas à exprimer tout ce que ce livre véhicule.  Il est incontournable.
A chaque page de petites réflexions remettent les choses à leur place. A lire absolument.


Un coup de coeur ♥♥♥♥♥



Les jolies phrases


Ce sont des choses qu'il ne faut jamais remettre en question. Le voile, c'est la protection de la femme.

Vieille d'une heure seulement et déjà accusée par mon sexe. Je n'aurais pas cru cependant qu'il serait à l'origine d'autant de maux.

Avec la poésie, Nafisa réparait le monde à sa manière.  Ce monde que je détraquais un peu plus chaque jour avec l'aide de mes complices dont je ne pouvais plus me passer car ils étaient mes garants devant Dieu et mon immunité face à ma femme.

Les électrons libres provoquaient toujours des courts-circuits, il fallait s'en méfier.

Vous flattez Dieu mais vous ne L'honorez pas.

Sa véritable faute était d'être une femme seule.  Pauvre, veuve et marginalisée, personne au village ne savait quoi faire d''elle......Même ici, la naissance prévalait les compétences.

On n'a pas le choix, on le porte c'est tout. (le voile) Mais on les emmerde.

Leandra, ce que ma fille essaye de vous dire, c'est que votre obsession de la vérité ne fait pas partie de notre culture, plus orale que la vôtre, vous l'aurez remarqué.  Lorsque je raconte des histoires à mes enfants, peu importe que ce soit arrivé ou pas, l'important est que je partage avec eux un moment joyeux et que je leur transmette une partie de ma vie, enjolivée ou non.  La vérité n'intéresse personne, venant d'Amérique, vous devriez le savoir.

- Vous n'avez pas l'autorisation d'interpréter les mots du prophète Muhammad, que la paix soit sur lui.
-  Et vous, l'avez-vous ?  le coupai-je.  Qui vous a octroyé ce droit et m'en a dénuée ?  Le Coran vous appartient-il ? Le nom d'Allah a-t-il été déposé ? Vous avez volé Sa parole et L'avez pris en otage pour faire de Lui la marionnette dont cvous êtes le ventriloque, Lui faire dire des abominations et vous réfugier derrière Sa grandeur. Car Allah est grand mais Il peut aussi être tout petit, invisible, s'Il le décide.  Et ce jour-là, vous ne vous y attendrez pas, mais vous paierez pour tout le mal que vous nous avez fait.

- Vous priez Dieu ?  Bien sûr.  Pourquoi ne le ferais-je pas ?  Eh bien, il me semble qu'Il vous a abandonnée les derniers temps.  Allah ne m'a jamais abandonnée, c'est nous qui L'avons semé.

Une vilaine habitude philologique de notre langue voulait que ce soit l'extérieur qui nous frappe et non l'inverse.  ainsi nous ne disions pas "J'ai attrapé froid" mais "le froid m' frappé", "la fenêtre m'a cogné', "la soupe m'a brûlé"...; Jamais nous n'étions responsable de ce qui arrivait.

Et s'il y avait pire que la mort dans la vie, monsieur le juge ?  Si rester était plus douloureux que partir ?

Mon Coran n'ordonne rien, aucune loi ne peut s'en dégager parce qu'il y a autant de lectures qu'il y a de musulmans.

P212  et tant d'autres.

L'avis de Julie ma binôme est ici



jeudi 25 août 2016

L'homme qui ment - Marc Lavoine

L'homme qui ment

Marc Lavoine

L'Homme qui ment

Le livre de Poche  34091
Fayard 2015
216 pages
Date de parution: 30/03/2016
EAN / ISBN: 9782253098768
Prix : 6.90 €

Présentation de l'éditeur

« Tu vivais dans un film italien, comme si la vie n’était pas suffisante, pas assez colorée, pas assez tout court. Tu évoquais l’Algérie, ta frustration de ne pas avoir fait médecine à cause de… la guerre, l’argent, la vie et ton mariage peut-être trop tôt. En fait, tu noyais tous ces regrets dans le sexe des femmes, comme pour apaiser les douleurs de ta mémoire, pour soigner l’homme blessé de l’intérieur. Les filles, c’était du sirop, une médecine d’urgence pour apaiser les maux de l’âme et du cœur. Ça pesait dans mon cartable, et je partageais ça avec mon frère, qui essayait de temporiser, évoquant les blessures de Lulu. Ça me clamait de façon passagère, mais ça ne changeait rien. »

Un sujet intime et universel que Marc Lavoine traite sans fausse pudeur, juste avec le cœur. Sophie Delassein, Le Nouvel Observateur.

Un récit très touchant. Judith Korber, Metronews.

Loin de juger son père, le fils en parle avec la tendresse de ceux qui ont pardonné. Nathalie Dupuis, Elle.


Mon avis

L'homme qui ment ou le roman d'un enjoliveur "récit basé sur une histoire fausse" est le titre complet. A vous de trouver de qui on parle ... Le père fantasque, coureur de jupons ou le fils qui nous parle d'un récit qui ne serait pas autobiographique ?

Tout commence par l'enterrement de son père. Marc lui rend par ce texte un magnifique hommage, un beau témoignage d'amour teinté de nostalgie.

On retrace l'enfance et la vie de Marc Lavoine né le 06 août 1962. Cela commence déjà mal au départ car c'est une fille qui était attendue...par sa mère Micheline (sténo-dactylo), il y avait déjà le grand frère de Marc : Francis.

Ses premiers souvenirs remontent à l'âge de trois ans, il nous raconte les années 60 dans la banlieue de Wissous en bordure de l'aéroport.  Son père militant communiste, cégétiste, employé des postes.

Les petits bonheurs de l'enfance, les colos, le camping, la 2 CV puis la 4L.   Mais il y avait aussi les femmes de son père, coureur de jupons, toujours prêt à en trousser une et ce sa vie durant.  Marc a été le témoin des infidélités de son père, son confident même depuis son plus jeune âge. (Hèlène, Catherine, Géromie).  Il nous parle de son paternel menant plusieurs vies de front, sombrant dans l'alcool, rebondissant à chaque fois des revers de la vie.

C'est tendre, émouvant, intime.  On oublie le chanteur, c'est juste l'homme au grand coeur protégé par son grand frère qui nous parle des blessures de son père.  Une jolie plume, un récit qui se laisse lire sans peine.

Ma note : 7.5/10

Les jolies phrases

Cette histoire, si petite comparée à la grande, à celle de la vie, cette minuscule histoire, c'est pourtant un monde immense, un amour authentique.  Je suis un garçon, maman, il faudra faire avec.
Tu m'as vu pour la première fois et tu m'as regardé de la même façon jusqu'à la fin de tes jours. Les choses ont trouvé leur place, c'est comme ça parfois que les choses se passent.

Pour la première fois, j'associais alcool et ravage, maladie, naufrage, méchantes paroles, violence, dépendance et mort.  Je fus alors effleuré par une tristesse qui ne me quittera plus.

Tu es revenu vivant, mais quelque chose en toi était mort, resté là-bas avec tes camarades, tes compatriotes dont pour certains tu n'aimais pas les idées, et les Algériens, ces ennemis dont tu pensais qu'ils avaient raison de se battre pour leur liberté et pour qui tu éprouvais des sentiments fraternels.  Tu es rentré cassé, brisé, dévasté.

C'est vrai que floutée, la vie a une autre gueule.

Les filles, c'était du sirop, une médecine d'urgence pour apaiser les maux de l'âme et du coeur.

Certaines choses restent suspendues, comme des morceaux de temps dans une cachette.

Quand on brise le coeur de quelqu'un, on en brise plusieurs à la fois, c'est ça la vie, un magasin de porcelaine.


dimanche 21 août 2016

Ils ont rejoint mon Everest à lire (souvenirs de vacances)

Souvenirs de vacances  -  Ils ont rejoint mon Everest à lire

Coucou trois semaines de vacances au Québec expliquaient mon absence et un blog en mini pause mais je ne vous ai pas oublié car voici ce que j'ai rapporté : de la lecture québécoise.




Je n'ai pu résister de visiter les librairies du Québec.

Première escale à Québec à la librairie Pantoute et mes premiers achats.

La femme qui fuit    - Anaïs Barbeau-Lavalette


Prix des libraires du Québec 2016
Éditions Marchand de feuilles
464 PAGES
24.95$
ISBN 9782923896502


Présentation de l'éditeur


Anaïs Barbeau-Lavalette n'a pas connu la mère de sa mère. De sa vie, elle ne savait que très peu de choses. Cette femme s'appelait Suzanne. En 1948, elle est aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent Refus Global. Avec Barbeau, elle fonde une famille. Mais très tôt, elle abandonne ses deux enfants. Pour toujours.


Afin de remonter le cours de la vie de cette femme à la fois révoltée et révoltante, l'auteur a engagé une détective privée.

Les petites et grandes découvertes n'allaient pas tarder.

Enfance les pieds dans la boue, bataille contre les petits Anglais, éprise d'un directeur de conscience, fugue vers Montréal, frénésie artistique des Automatistes, romances folles en Europe, combats aux sein des mouvements noirs de l'Amérique en colère; elle fut arracheuse de pissenlits en Ontario, postière en Gaspésie, peintre, poète, amoureuse, amante, dévorante… et fantôme.


La femme qui fuit est l'aventure d'une femme explosive, une femme volcan, une femme funambule, restée en marge de l'histoire, qui traversa librement le siècle et ses tempêtes.. 

Pour l'auteur, c'est aussi une adresse, directe et sans fard, à celle qui blessa sa mère à jamais.



La déesse des mouches à feu  -   Geneviève Pettersen


Le Quartanier
Polygraphe, roman
mars 2014,
208 p. 
format : 13 × 20,95 cm
23,95 $ / 20 €
ISBN 978-2-89698-159-5

Présentation de l'éditeur

Grand Prix littéraire Archambault 2015


La déesse des mouches à feu, c’est Catherine, quatorze ans, l’adolescence allée chez le diable. C’est l’année noire de toutes les premières fois. C’est 1996 à Chicoutimi-Nord, le punk rock, le fantôme de Kurt Cobain et les cheveux de Mia Wallace. Des petites crisses qui trippent sur Christiane F. et des gars beaux comme dans les films en noir et blanc. Le flânage au terminus et les batailles de skateux contre pouilleux en arrière du centre d’achats. L’hiver au campe dans le fin fond du bois, les plombs aux couteaux, le PCP vert et les baises floues au milieu des sacs de couchage. C’est aussi les parents à bout de souffle et les amants qui se font la guerre. Un jeep qui s’écrase dans un chêne centenaire, les eaux du déluge qui emportent la moitié d’une ville et des oiseaux perdus qu’on essaie de tuer en criant.

Les portes closes   -  Lori Saint-Martin


Éditions Boréal
Parution : 12 mars 2013
232 pages
ISBN-13 : 9782764622155
22.95 $ / 17.50€


Présentation de l'éditeur

Philippe et Catherine. Ils sont peintres tous les deux. Il fait de grandes toiles, elle des petits formats. Il est riche, célèbre. Elle est connue d’une poignée d’admirateurs et de connaisseurs.


Il s’enferme tout le jour dans son atelier pour travailler. La porte close, elle ne la franchit jamais. C’est une convention tacite entre eux. Elle fait marcher la maison. C’est elle qui a élevé leurs trois filles. Il reçoit les modèles qu’il peint. Des jeunes femmes qu’il ne revoit plus jamais ensuite.


Quel est ce mystère qui fait que deux personnes traversent la vie ensemble ? Est-ce que cela s’appelle toujours l’amour ? Malgré les trahisons, les rapports de force, les jeux de séduction, la manipulation, la jalousie, la haine, l’envie de tout détruire. Malgré les enfants qui emportent chacun un morceau de notre chair. Malgré le fantôme des parents qui ne cesse de nous hanter. À quel prix un couple réussit-il à durer jusqu’à la fin ? Faut-il nécessairement qu’il y ait une victime ?


Avec une lucidité impitoyable, servie par une écriture d’une rare maîtrise, Lori Saint-Martin explore cette folie à deux qu’est un couple. Couche après couche, elle élimine tous les mensonges, toutes les illusions, tous les simulacres, pour arriver à dessiner ce mystère, le plus grand qui soit, peut-être.


« J’ai regardé sa main sur la table, une main longue et fine mais aujourd’hui tavelée, parcheminée, aux doigts légèrement déformés par l’âge et le travail. Des mains que j’ai vues peindre, bien sûr, et manipuler les couverts, et tenir le volant pour nous guider dans les tempêtes, et me caresser sans qu’alors je regarde. Et je me suis dit : oui, on restera sans doute toujours ensemble même si, par moments, je rêve de franchir le seuil pour la dernière fois.
Et encore, qui sait ? Je regarde vers la porte, vers le vaste monde, mesure la distance qui m’en sépare, un chat prêt à bondir. »


Les maisons  -    Fanny Britt


Le Cheval d'août
Date de parution : 26 octobre 2015
230 pages
ISBN : 9782924491119
Notre prix : 23,95 $

Présentation de l'éditeur

Tessa, chanteuse classique convertie en courtière immobilière, vend des maisons et ne va pas bien. Elle élève trois fils qu’elle adore avec un homme qui la chérit. Dans trois jours, elle a rendez-vous avec Francis, un ancien amour qui n’a jamais guéri. Entre-temps, il y aura des visites de propriétés, des cabines d’essayage, des cours de natation, des ponts en bâtons de popsicle à livrer à l’expo-sciences de l’école, des étreintes dans la nuit, des deuils, des rappels de l’enfance, des fantômes, et la peur de vieillir dans l’amertume. Cesse-t-on un jour de désirer ce qu’on a désiré à vingt ans ?

Au confluent des Annie Dillard, Elisabeth Strout et Rachel Cusk, l’ample fresque des Maisons fouille les drames privés dans une époque d’insatisfaction et de conformisme. Derrière les portes closes sur des intérieurs encombrés par la solitude, on trouvera aussi l’amour des enfants et de l’architecture du quotidien. Tout ça se passe à Montréal.

Nébulosité croissante en fin de journée   -  Jacques CÔTE



A Lire
365 pages
 15,95$

Présentation de l'éditeur



Juin 1976...
Alors qu'une terrible canicule s'abat sur tout le Québec, les jeux Olympiques de Montréal se profilent à l'horizon. Mais à Sainte-Foy, en banlieue de la Vieille Capitale, H se soucie peu de la chaleur et des jeux. À peine sorti de prison, il perd le nouvel emploi qui devait consacrer sa réinsertion sociale. Des gens devront payer pour ce nouvel échec !
Daniel Duval, lui, est enquêteur à la Sûreté du Québec. À son retour d'un marathon, il est confronté à un cas difficile : un psychopathe s'amuse à canarder des automobilistes sur le boulevard Duplessis. En compagnie de son coéquipier, Louis Harel, il tente désespérément de mettre la main au collet du tireur fou afin d'éviter d'autres meurtres gratuits.
Or, les deux policiers ne connaissent pas la passion morbide de H pour la démolition automobile… ni sa ferme intention de se payer la peau d'un flic !


Je quitte Québec pour les alentours de Rimouski au Domaine du Perchoir. Et il se fait que mon hôte est également auteur , voilà une excellente raison pour une acquisition de plus.  Un titre malheureusement d'actualité mais ici cela se passera bien...

Les terroristes  -   Greg Thorez

Éditions du Perchoir
Catégorie: Policier et suspense
Sortie : 14 mars 2016
Pages : 367


Présentation de l'éditeur


C'est l'histoire de trois terroristes qui kidnappent un autobus scolaire.
C'est l'histoire d'un chauffeur qui adore son métier.
C'est une histoire d'amour entre une petite blonde souriante et un maghrébin qui en a trop vu.
C'est une histoire pleine de trois petits points, parce que parfois c'est la seule chose qu'on trouve à dire.
Ce sont des petits drames banals de familles dysfonctionnelles.
Ce sont des histoires de vie et des histoires de mort.
C'est de la tristesse et de la joie.

Le 12 août journée du livre québécois , il faut que je trouve une librairie.  Chouette je suis à Baie St Paul et il y a "La librairie de Baie St Paul"


Les filles de l'allemand   -   Anne-Claude Thériault



Les éditions Marchand de feuilles
Collection : HORS COLLECTION
Paru le 3 août 2016
352 pages
isbn 978-2-923896-59-5
25.95 CAD

Présentation de l'éditeur

Rose est née dans les concessions, un pays de buttes et d'épinettes, d'ours noirs et de cerfs. Lorsque son père, un Allemand au passé nébuleux plus près de la bête que de l'homme vend Marguerite, sa soeur jumelle, la petite Rose en sera à jamais meurtrie.

Alors que Marguerite se retrouvera à travailler dans un abattoir parisien, Rose, elle, tentera de refaire sa vie sur une ferme entre confitures et amours tourmentées. Elle s'installera avec son mari Louis Hébert, leurs enfants et leurs petites-filles près des bleuetières. Elle tentera maladivement d'oublier les longues mains effilées de son père, ses yeux verts comme un lac clair et l'humidité du sous-sol en terre battue de la maison de son enfance. Chez Rose Hébert, on chauffe un gros Bélanger rose saumon, on mange des biscuits à la farine d'avoine et on s'occupe des enfants comme de petits poussins que l'on couve.

L'histoire des filles de l'Allemand traverse les forêts et l'océan, se déroule entre les vaches au ventre gonflés et les oies égarées, entre un Berlin au New Hampshire et les sous-marins allemands. C'est plus que la transmission, c'est la force gravitationnelle de l'hérédité qui pèse sur les générations.

Dans ce 20e siècle marqué par les guerres où les champs sont encore minés, les familles sont décimées ; les granges brûlent; les cochons entrent dans les églises. Les humains, telles des marionnettes, ne semblent pas choisir leur destin.

Violence à l'origine -  Martin Michaud


Éditions Coup d'oeil
ISBN : 9782897319465
476 pages
prix 9.95 CAD

Présentation de l'éditeur


Pendant l'absence de son supérieur, le sergent-détective Victor Lessard se voit confier la direction de la section des crimes majeurs du SPVM. Rapidement, une enquête d'envergure lui tombe entre les mains : la tête d'un haut-gradé du Service est retrouvée dans un conteneur à déchets, et l'assassin, un tueur sans merci, a laissé un message qui annonce de nouvelles victimes. Le groupe d'enquête formé de Victor Lessard, de la redoutable Jacinthe Taillon, du jeune Loïc Blouin-Dubois et de Nadja Fernandez devra alors tout mettre en oeuvre afin d'élucider l'affaire avant que d'autres têtes ne roulent. Prêt à plonger au plus profond de son âme et à affronter la noirceur de ses propres démons, Victor fera tout en son pouvoir pour arrêter l'ignoble « Graffiteur » et démêler les fils d'une toile qui semble inextricable.


Je termine par Montréal un petit tour chez les bouquinistes et un achat qui n'est pas un auteur québécois et un titre conseillé par ma copinaute Louise Bourgeois.


Les yeux couleur de pluie  -  Sophie Tal Men

Résultat de recherche d'images pour "les yeux couleur de pluie"

Albin Michel
4 Mai 2016
140mm x 205mm
272 pages
EAN13 : 9782226320995
Prix 17.50 €

Présentation de l'éditeur

Les tribulations d’une étudiante en médecine, affectée à Brest du jour au lendemain. Le bout du monde à ses yeux…
Pour Marie-Lou, c’est une nouvelle vie qui commence, loin des siens, de ses montagnes. L’insouciance et la légèreté de ses vingt-cinq ans se mêlent à la dure réalité de l’hôpital, des gardes aux urgences, du contact avec la maladie. Et au beau milieu de la nuit, cette Savoyarde en ciré jaune croisera Matthieu, un surfer, interne en ORL. Ce loup solitaire, mystérieux et poétique, arrivera-t-il à lui faire une place dans sa vie ?

Le froid modifie la trajectoire des poissons -  Pierre Szalowski

Editions Hurtebise
ISBN : 978-2-89647-043-3
Nombre de pages : 296
ISBN numérique : 978-2-89647-800-2
Prix suggéré : 24,95 $
Format : 15,3 X 23
Année de parution : 2007

Présentation de l'éditeur

4 janvier 1998. Un garçon de dix ans apprend que ses parents vont se séparer. Désespéré, il demande au ciel de l’aider. Le lendemain débute la plus grande tempête de verglas que le Québec ait jamais connue.
Ce déluge de glace n’empêche pas son père de quitter la maison. Mais pour ses voisins, des évènements incroyables ou anodins font en sorte que leurs vies basculent peu à peu. Julie, danseuse en mal d’amour, accueille chez elle Boris, scientifique égocentrique, qui ne vit que pour ses expériences sur les poissons; Michel et Simon, les deux « frères » si discrets, qu’on ne voit jamais ensemble, ouvrent leur porte à Alexis, leur voisin homophobe.
Face à l’adversité, des liens se créent; face au froid, l’entraide, la solidarité et l’altruisme enflamment les cœurs. Notre héros, lui, ne sait pas trop où le ciel veut en venir jusqu’au moment où son père, victime d’une mauvaise chute à cause du verglas, n’a d’autre solution que de réintégrer le toit familial, les deux bras dans le plâtre. Le Grand verglas va progressivement changer la vie de tous les habitants de cette rue, pour le meilleur.
Un roman au ton simple et chaleureux où l’humour ponctue chaque phrase. Un roman qui nous révèle une face cachée rafraîchissante de l’humanité. Un roman rempli d’espoir et de chaleur… sous quelques bons centimètres de glace.

Prix littéraires :


Grand Prix littéraire Archambault | Finaliste 2009
Grand Prix de la relève littéraire Archambault 2009


Et j'ai terminé en beauté à la Librairie du Square à Saint-Denis Montréal, de bons conseils et un vraie passion partagée. Bilan encore trois et je me suis modérée....


La dévorante  -  Lynda Dion

ÉDITEUR : Septentrion
Collection Hamac
230 pages
ISBN Papier : 9782894486597
ISBN EPUB : 9782896646333
2011

Présentation de l'éditeur


«j'ai la peau des mains qui fripe qui s'amincit le dedans des cuisses tendre comme du boeuf haché le dos qui coince quand je garde trop longtemps la même position je lis je réfléchis j'écris je médite devant la tête des arbres je ne bouge pas assez j'habite un corps de sédentaire qui n'a pas baisé depuis belle lurette ce qui me semble est pire encore»
Depuis la mort de sa mère, un an plus tôt, et le départ de sa fille, la narratrice se sent plus seule que jamais. Ni le chambreur avec qui elle partage son quotidien dans l'appartement de la rue de Vimy ni les hommes qui la courtisent sur les sites de rencontres ne parviennent à calmer sa faim. Jusqu'où ira-t-elle pour trouver l'amour et alléger ce coeur qui pèse dangereusement dans la balance?

Présenté sous forme de fragments, La Dévorante explore sans pudeur les thèmes du célibat et du rapport au corps. L'écriture de Lynda Dion est à la fois fluide, tranchante et viscérale.

Le vertige des insectes -   Maude Veilleux



Collection : Hamac
186 pages
ISBN Papier : 9782894487792
ISBN EPUB : 9782896648528
2014
ÉDITEUR : Septentrion
Prix : 18.95 cad

Présentation de l'éditeur


«Les paumes de Mathilde se posèrent sur le comptoir de stratifié. La froideur de la surface réveilla la peau engourdie du bout de ses doigts. Ses pieds avaient quitté leurs enveloppes de laine pour se retrouver dans le bain. Un frémissement traversa son corps et retroussa chacun des poils de ses cuisses.»


Le décès de sa grand-mère et le départ de son amoureuse pour le Yukon replongent Mathilde au coeur de souvenirs douloureux liés à la mort. Dans l'enceinte de son appartement, elle s'enlise lentement dans la complexité d'un quotidien aux contours sombres.

Roman d'atmosphère, Le Vertige des insectes nous fait pénétrer dans un univers où illusion et divagation se collent au corps telle une seconde peau.

A la recherche de New Babylon - Dominique Scali



La Peuplade
PARUTION: 3 MARS 2015
462 PAGES
978-2-923530-95-6,
PAPIER 27,95$
PDF/EPUB 20,99$

Présentation de l'éditeur



New Babylon n’existe pas. Mais s’il fallait créer cette ville, les duels y seraient permis et il n’y aurait pas d’autre loi que celle interdisant les hommes de loi. On y aurait constamment le souffle coupé, à cause des paysages, et ultimement parce qu’on y finirait la gorge tranchée. Ce serait un endroit dangereux où, enfin, chacun connaîtrait sa vraie valeur.

Dans ce western enlevant, qui dépeint avec minutie l’Ouest américain des années 1800, le Révérend Aaron, Charles Teasdale, Russian Bill et Pearl Guthrie fouillent le désert à la poursuite d’un idéal impossible, laissant derrière eux les empreintes de leurs destins. Dans un monde où rien ne dure, « il n’est pas question de fuir la mort, mais de choisir son arène ».

À la recherche de New Babylon révèle qu’il faut bâtir soi-même la vi(ll)e rêvée.


Voilà qui termine mes souvenirs de vacances, j'ai de quoi faire un mois de lecture québécois,  en novembre je pense.

mercredi 17 août 2016

Les intéressants - Meg Wolitzer

Les intéressants

Meg Wolitzer

Les Intéressants

Le livre de Poche 34100
Edition Rue Fromentin2015
Traduit par Jean Ensch
744 pages
Date de parution: 06/04/2016
ISBN: 9782253182870
Prix : 9.10 €

Présentation de l'éditeur


En 1974, Julie passe son été à Spirit-in-the-Wood, une colonie de vacances. Elle y rencontre un groupe de cinq adolescents qui se sont baptisés « les Intéressants » : Ethan, un surdoué des films d'animation ; Goodman et sa sœur Ash, jeunes New-Yorkais bien nés ; Jonah, le fils d'une célèbre chanteuse folk, icône de la contre-culture, et enfin Cathy, qui rêve de devenir danseuse.
Le roman suit leur vie pendant quarante ans. Ethan épousera Ash. Ensemble, ils connaîtront la réussite et les drames. Goodman devra faire face à la justice. Jonah se détournera de la musique. Et Julie ? Julie se cherchera pendant de longues années et racontera leur histoire à tous.

Une narration vertigineuse. Un livre sensible et profond. Olivia de Lamberterie, Elle.
Un écrivain enchanteur. Addictif ! Thomas Mahler, Le Point.
Impressionnant d’intelligence et de maîtrise. Augustin Trapenard, Le Grand Journal.



Mon avis

Eté 1974, Julie - qui sera très vite rebaptisée Juliet par ses nouveaux amis, vient de perdre son père.  Elle arrive pour deux mois au camp de "Spirit-in-the-Woods" , un camp orienté sur l'art dans toutes ses formes.  Elle va y faire de belles rencontres, des amitiés naissantes qu'elle gardera toute sa vie.

Nous sommes quarante ans plus tard et de façon anachronique, elle nous parle de ses amis.

Ethan, un surdoué des films d'animation, il épousera Ash sa meilleure amie à venir.  Il y a aussi Jonah, le fils d'une chanteuse folk, Goodman le frère d'Ash et Cathy qui rêve de devenir danseuse.

Un pavé qui raconte les découvertes de l'amour, la naissance de belles amitiés, les joies, espoirs et désillusions de ce groupe qui s'est baptisé "Les intéressants".  Je n'ai pas été intéressée moi car après plus d'un quart de lecture du roman, je n'éprouvais aucun plaisir.  C'est lent, trop lent pour moi, il ne se passe absolument rien, c'est un livre d'ambiance.

Il y a trop de détails, des personnages sans importance qui soudain sont décrits et explicités durant de nombreuses lignes.  Je sais que je suis plus hermétique à la littérature américaine mais généralement la magie s'opère à un moment, ce ne fut pas le cas ici.

Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, il y a quelque chose dans l'écriture d'agréable mais lire entre 25 et 30 pages à l'heure en soupirant est la raison de mon abandon.

D'après les sondages autour de moi, c'est très partagé, on adhère ou pas, je suis dans la seconde partie, j'ai trouvé ce récit soporifique.

Ma note : 4/10

Les jolies phrases

Un premier baiser, avait-elle cru, était censé vous aimanter à l'autre personne; l'aimant et le métal devaient fusionner et se fondre en un mélange brûlant, argenté et rouge.

La beauté de l'amour tenait en partie au fait que vous n'aviez pas besoin de l'expliquer à l'autre.  Vous pouviez refuser d'exprimer.  Quand il s'agissait d'amour, vous n'éprouviez pas forcément le besoin d'expliquer quoi que ce soit.

J'ai toujours eu l'impression que durant toute sa vie, on se préparait pour les grands moments, tu
vois ?  Pourtant, quand ils surviennent, tu ne te sens pas du tout préparée des fois, ou alors, ça ne ressemble pas à ce que tu croyais.  Et c'est ça qui les rend étranges.  La réalité est réellement différente de l'imagination.

Quand vous localisiez sur la Toile une personne du passé, c'était comme si vous retrouviez cette personne prisonnière derrière une vitrine en verre dans la collection permanente d'un musée. Vous saviez qu'elle était toujours là, et vous aviez l'impression qu'elle demeurerait à cet endroit pour toujours.