vendredi 28 avril 2017

Place des ombres, après la brume - Biefnot-Dannemark

Place des Ombres, après la brume

Biefnot & Dannemark

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Kyrielle
Distribution en librairie : INTERFORUM
ISBN : 979-10-278-0397-2
Février 2017
505 pages
15 x 23 cm
23,50 €

Les auteurs



Véronique Biefnot et Francis Dannemark ont commencé à écrire ensemble à la fin du printemps 2013, en déconstruisant le roman Histoire d’Alice, qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un) que Francis venait de publier chez Robert Laffont. Le but ? Reconstruire l’histoire à la demande d’un producteur de films. Ce projet d’adaptation ne s’est pas concrétisé mais il a ouvert une porte ! Derrière celle-ci, d’autres textes, d’autres histoires. Dans un premier temps, ils travaillent ensemble sur leurs deux romans en cours (Là où la lumière se pose, publié par Véronique chez EHO, et Aux anges, publié par Francis chez Laffont) et en profitent pour créer un pont très inattendu entre ces deux livres : les personnages principaux de chacun d’eux voyagent d’un roman à l’autre et se rencontrent !

Dans la foulée, Francis & Véronique écrivent un article pour un journal, une nouvelle pour une revue, le texte d’une chanson,… Ils supervisent la traduction anglaise de quelques-uns de leurs textes pour le recueil Contact (Fringilla Books, 2013 – www.smashwords.com). Et, surtout, ils mettent en chantier un roman. Il s’intitule La ballade d’Olena. C’est lui qui, après plusieurs mois de travail, en 2013-2014, deviendra La route des coquelicots. En cours de route, durant une pause, Véronique et Francis commencent un autre roman. Ils en terminent un première mouture peu avant l’été 2014. Ils préparent ensuite Au tour de l’amour, un recueil qui mêle poésie et prose et pour lequel Véronique réalise de nombreuses illustrations.

Au printemps 2015, ils reviennent au roman qui se reposait, trouvent son titre, « Kyrielle Blues », et le terminent fin août. Tout en peaufinant le texte, accompagné de nombreuses illustrations en couleurs de Véronique, ils travaillent sur trois nouveaux projets romanesques.

Entre la fin de l’été 2015 et l’automne 2016, ils se plongent dans un projet né d’une histoire autour de laquelle Véronique tourne depuis longtemps. Ce projet prend finalement la forme d’un diptyque : deux romans en un, deux romans en miroir. Ils en élaborent ensemble le scénario, Véronique écrit le premier roman, Francis le second. Ensuite, ils relisent, discutent, retouchent, modifient, peaufinent… Naissent ainsi les 500 pages de « Place des Ombres, après la brume », une histoire fantastique et mystérieuse qui, dans le livre 1, se déroule entre les années 1910 et la fin de l’année 1980, et qui connaît son dénouement, dans le livre 2, durant les derniers mois de l’an 2000.

Source : le site de l'auteur c'est ici

Présentation de l'éditeur


Entre réalisme et magie,
une atmosphère fantastique,
un drame romantique,
un mystère où le surnaturel n’est jamais loin…



1980, place de la Montagne aux Ombres. Égarée dans le dédale des petites rues d’une ville étrange, Lucie, étudiante en lettres, entre dans l’herboristerie tenue par un très vieil homme, au rez-de-chaussée d’un immeuble ancien.

Soixante-dix ans plus tôt, des événements tragiques ont marqué ces lieux. À son insu, en s’installant dans la demeure, la jeune femme va réveiller les démons d’autrefois, au péril de sa vie. Son amie, Maud, découvrira-t-elle la clé du mystère qu’elle-même n’a pas trouvée ?

Vingt ans plus tard, il ne reste que des souvenirs de ces semaines bouleversantes. Le passé semble bel et bien enterré, mais plusieurs drames viennent de frapper coup sur coup la famille de Maud. Une nuit, perdue dans le parking souterrain d’un hôtel, elle rencontre un homme taciturne, au nom et au comportement peu ordinaires…

Mon avis

C'est un dyptique que Véronique Biefnot et Francis Dannemark nous invitent à découvrir. En réalité deux époques, deux romans où l'on suivra deux amies Lucie et Maud.

Tout démarre en 1980.  Lucie est étudiante, elle est seule en ville, ses parents étant partis s'installer en Toscane, séparée de son amie Maud, elle a du mal à s'intégrer à la vie estudiantine.  Elle a rencontré Pol, son premier amour qui disparaitra du jour au lendemain sans lui laisser de nouvelles.  Elle est un peu désemparée, elle aime se promener dans les parcs, un jour le hasard de ses pas l'amènera Place de la Montagne des Ombres dans la boutique d'un vieil herboriste; Evariste Jussieux. Elle s'installera finalement au dernier étage de cet immeuble vétuste, l'étage des chambres de bonnes.

Lucie aime la poésie, elle ne quitte plus une ancienne édition des "Fleurs du mal" de Baudelaire, un exemplaire dédicacé à une certaine Garance.

Lucie espère trouver le calme et la quiétude Place des Ombres mais la nuit d'étranges cauchemars la hantent et des bruits étranges, des voix, des craquements, des mouches aussi pertuberont son sommeil, changeront sa vie.  Elle est intriguée également par le premier étage et sa propriétaire occupante qui ne quitte jamais les lieux, madame Latourelle...

Elle croisera en promenade un grand chien noir aux yeux de feu Elie qui semble la poursuivre..

Elle écrit à son amie Maud, lui disant qu'il se passe des choses étranges.  Maud arrivera-t-elle à comprendre le mystère des lieux...

Vingt ans plus tard en 2000 on retrouve Maud dans le second roman écrit par Francis Dannemark, les écritures se mèlent à merveille.

Maud vit dans un étrange château entièrement restauré par son père mais depuis un an c'est le chaos dans sa vie : plusieurs décès inopinés, la maladie rare de son fils Vincent, j'en passe... il se passe vraiment des choses étranges dans ce château.

Un soir alors que Maud rentre de l'hôpital, crevée, le moral dans les chaussettes, elle croise la route d'un homme providentiel qui va la soutenir, l'épauler.  Cet homme est Léopold Farkas surnommé "La Brume".  Il est accompagné d'un chien noir aux yeux de braise. Mais qui est-il ? D'où vient-il ?

Maud pense souvent à son passé et à son amie Lucie, à ces années difficiles.

Peu à peu des liens vont se tisser entre ces deux romans miroirs.  Le lecteur essaie de faire des rapprochements, de comprendre.

L'univers fantastique ne m'attire généralement pas mais je peux vous dire que j'ai été littéralement "envoûtée" par ce roman.  Impossible de le poser, toujours l'envie d'en savoir plus.

Un univers noir, fantastique, une atmosphère lourde, oppressante au fil du récit.  Des fantômes, une intrigue bien ficelée mais aussi un récit romantique, nostalgique.  Une plume très visuelle, on visite vraiment l'immeuble ancien et le château.

J'ai apprécié toutes les références littéraires, la place laissée à la poésie.  Chaque chapitre est en effet précédé de petits "haikus".  Le récit m'a donné l'envie de redécouvrir Baudelaire, Edgar Allan Poe, j'ai beaucoup pensé à Maupassant en particulier "Le Horla", Jean Ray, à "Rebecca" de Daphné du Maurier, de très belles références littéraires.

Mon papier est un peu long, je m'arrête là mais il y aurait encore beaucoup de belles choses à dire alors le plus simple je pense est de vous laisser tenter et de vous laisser envoûter à votre tour par ce beau récit.

Foncez.

Vous l'avez compris c'est un gros coup de coeur.

Les jolies phrases

Si on attend pas beaucoup de l'amour, ce n'est pas de l'amour.

Lucie attendait, espérant que sa vie, si vaine et vide, se remplisse, comme le faisait la place avec le retour du matin.

Dans quelques heures, si elle se réveillait, Lucie aurait peut-être tout oublié de cette histoire.  N'est-ce pas le propre de tout nouveau-né, de tout revenu-à-la-vie ?  Cette marque de l'ange, entre lèvres et narines, trace du silence imposé à ceux qui ont su mais doivent tout redécouvrir.

Si l'on parvient à rester parfaitement immobile, rien ne peut arriver, sauf la mort.

Les gens sont ce qu'ils sont. Nombre d'entre eux n'auront pas de peine à fermer les yeux pour de bon. Ils ne les auront jamais vraiment ouverts.  Mais ce n'est pas triste, c'est juste ainsi que vont les choses, chacun suit son chemin.

C'est la vie qui trace le chemin mais celui qu'elle nous ouvre, il faut quand même le choisir.

Le besoin d'aimer et d'appartenir à quelqu'un qui vous aime. C'est un beau paradoxe, n'est-ce-pas ? On ne possède jamais rien ni personne, mais quand l'amour réunit deux humains, ils appartiennent l'un à l'autre et en quelque sorte ne sont plus qu'un.

Le bien et le mal sont sur les deux plateaux d'une même balance.  Quand le poids du mal augmente, on se bat pour l'éradiquer et la bataille ne sert qu'à l'augmenter encore.  Pour retrouver l'équilibre, il vaudrait mieux poser de belles choses sur l'autre plateau.

Le chaos est une phase inévitable, je crois.  Après, les choses trouvent un nouvel équilibre.




C'est ma LC avec Julie, son billet arrive bientôt


jeudi 27 avril 2017

Revoir Paris 2.La nuit des constellations - Peeters et Schuiten

Revoir Paris 

Tome 2 . La nuit des constellations

Peeters et Schuiten

Revoir Paris - Tome 2 - La nuit des constellations

Casterman
Parution 26/10/2016
64 pages - 24.2 x 32.2 cm
ISBN : 9782203097261
Prix : 17.00€


Les auteurs

François Schuiten

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François Schuiten est né à Bruxelles le 26 avril 1956, dans une famille où l’architecture tient une grande place. Il réalise tout d’abord deux albums avec Claude Renard : Aux médianes de Cymbiola et Le Rail. Avec son frère Luc, il élabore ensuite le cycle de Les Terres creuses (A suivre). Depuis 1980, il travaille avec Benoît Peeters à la série Les Cités Obscures, publiée chez Casterman. Illustrateur très demandé, il a également conçu les stations de métro « Arts et Métiers » à Paris et « Porte de Hal » à Bruxelles, de même que des pavillons pour plusieurs expositions universelles. En 2002, il a obtenu le Grand prix de la Ville d’Angoulême. Il a publié son premier livre en solo, La Douce, en 2012

Source : Casterman

Benoît Peeters

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Benoît Peeters est né à Paris le 28 août 1956. Après avoir publié deux romans, il s’est essayé aux genres les plus divers : essai, biographie, récit illustré, roman-photo, cinéma, télévision, théâtre radiophonique et bande dessinée. Spécialiste d’Hergé, il lui a consacré trois ouvrages qui ont fait date : Le monde d’Hergé, Hergé, fils de Tintin, et Lire Tintin, les Bijoux ravis. Il est reconnu comme l’un des meilleurs analystes de l’oeuvre d’Hergé qu’il avait d’ailleurs rencontré à plusieurs reprises. Il a collaboré avec des dessinateurs comme Alain Goffin, Anne Baltus et Frédéric Boilet, mais c’est surtout le duo qu’il forme avec François Schuiten qui a fait date dans l’histoire de la bande dessinée avec Les Cités obscuresRevoir Paris.

Source : Casterman


Présentation de l'éditeur

Une merveilleuse découverte du Paris du futur.


Alors que Kârinh s’en était forgée une opinion idéalisée, sa découverte de la Ville Lumière se révèle vite décevante. Le centre historique de Paris a été enfermé sous un gigantesque dôme de verre. Vidée de ses habitants, la cité est devenue un musée pour touristes fortunés. Mais cet ilôt en apparence sécurisé échappe peu à peu au contrôle de ses créateurs. Les illégaux qui peuplent les nombreux squats de la ville vivent de trafics, tandis que le dôme protecteur est menacé par des attaques extérieures de plus en plus violentes.
Suite et fin du récit d’anticipation de Benoît Peeters et François Schuiten. Les deux auteurs livrent une réflexion pertinente sur le rôle et l’évolution de la ville, magnifiée par des planches en couleur directe particulièrement évocatrices.


Mon avis

Kârinh est aux portes de Paris.  Elle a été arrêtée et se fait cuisiner, mais pour quelles raisons revenir sur terre ?  Les Archiens sont considérés comme des planqués de l'espace.  Pourquoi sont-ils là ?

Elle parvient à s'échapper et grâce à l'aide de Matthias Binger, elle rejoindra le coeur de l'ancien Paris protégé par un dôme et conservé pour les touristes.

Paris a bien changé, on n'y vit plus réellement, il s'agit plutôt d'une vitrine...

Kârinh est à la recherche de ses origines, de son père un certain Jérôme...  mais sur terre, elle apprendra la réelle raison de sa mission....

J'ai dévoré cet album, cette plongée dans un univers onirique, un monde bien particulier.  J'ai aimé la cohabitation entre ce monde futuriste et ce monde ancien, cette cité engloutie...

Les dessins sont superbes, précis, détaillés.  On y retrouve de jolis bâtiments de Paris : le musée des arts et métiers, le métro, le quartier du Marais, les halles Baltard, le centre Pompidou, Notre-Dame, ... Un vrai régal, un petit joyau que je vous conseille vivement.

Ma note : 9/10





mercredi 26 avril 2017

Revoir Paris - Peeters et Schuiten

Revoir Paris

Peeters et Schuiten


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Casterman
Parution 05/11/2014
68 pages - 24.2 x 32.3 cm
ISBN : 9782203043275
Prix : 15.00€

Présentation de l'éditeur

Les créateurs des Cités Obscures nous offrent leur vision de Paris dans le futur.
Kârinh est née sur l’Arche, une colonie spatiale qui abrite des Terriens ayant fui leur planète rongée par les pollutions et le réchauffement climatique. Plusieurs décennies après cet exode, une expédition est envoyée sur Terre afin de déterminer si celle-ci est entre-temps redevenue habitable. Kârinh, qui a toujours rêvé de ce monde qu’elle n’a jamais vu, prend le commandement du Tube, un vieux vaisseau qui transporte une quinzaine de personnes en hibernation. Au terme d’un voyage éprouvant, la jeune femme part, seule, à la découverte de son Paris fantasmé et de ses origines.

Schuiten et Peeters laissent exceptionnellement leurs Cités obscures de côté pour un futur ancré dans le réel, sans pour autant abandonner l’hommage appuyé aux utopistes et visionnaires de la fin du XIXe siècle dont ils se sont fait une spécialité.


« Notre nouvelle histoire, Revoir Paris, ne se passe pas dans le monde des Cités obscures, mais sur la Terre, au milieu du XXIIe siècle. Dans Revoir Paris, nous jouons avec des signes : certains renvoient à notre époque ou à un futur proche, mais d’autres sont libres, sans visée explicative ni alarmiste. Il ne s’agit pas de proposer une traduction littérale des craintes que peut susciter notre présent. Il faut qu’il y ait de la liberté et de la fantaisie dans l’imaginaire, sinon mieux vaut écrire un essai ou un reportage.

Benoît Peeters

Mon avis

Nous sommes en 2155 Karinh est désignée comme chef de bord pour une mission sur la Terre.
Son objectif : voir Paris.  Son père était terrien, elle ne l'a pas connu. Elle est née par césarienne sur l'Arche une colonie loin de la terre. Sa mère Fumiko quittait ce monde à son retour de sept mois de mission sur terre 40 ans plus tôt.

Kârinh a toujours été solitaire, les autres se méfiant d'elle et de ses origines. C'est sa quête personnelle voir Paris à tout prix.

Elle fait souvent des immersions dans un Paris ancien, difficile au départ de comprendre mais petit à petit les choses se mettent en place et je me suis laissée emportée dans ce récit de science fiction.

Le scénario tient la route, les dessins sont magnifiques en bleu et orangé.  C'est l'expo au musée des Arts et Métiers qui m'a donné l'envie de lire les deux volumes.  Le graphisme magnifique des machines volantes, on survole une ville d'un autre temps.


Ma note :  8.5/10

Une jolie phrase

Les animaux ne dévorent pas leur propre espèce, comme l'auraient fait les derniers humains.



mardi 25 avril 2017

Ma voisine a hurlé toute la nuit - Anne-Michèle Hamesse

Ma voisine a hurlé toute la nuit

Anne-Michèle Hamesse

Couverture ma voisine



Cactus Inébranlable éditions
Parution : décembre 2016
86 pages
ISBN: 978-2-930659-44-2
Prix  10 €
(Photo de couverture: Claire Veys)


Présentation de l'éditeur


Tout au long de ses dix récits, Anne-Michèle Hamesse met en scène des femmes qui pleurent leur solitude, leur amertume, leurs vies ratées, leurs regrets.
Il y a des femmes trompées, des femmes qui mentent, des femmes qui regrettent le temps qui passe, des femmes qui tuent, des femmes qui se donnent puis disparaissent.
Chaque nouvelle est une peinture qui s’ébauche sous les yeux du lecteur, chaque ligne est un nouveau trait qui apparaît sur la toile où, petit à petit, une histoire prend forme et s’achève en apothéose chromatique.
Gourmande et malicieuse, l’auteur dont l’écriture est fine, élégante, ciselée, classieuse, enveloppe ses mots d’un zeste de noirceur qu’elle enrobe d’une pincée de sucre rose, le résultat est diaboliquement perturbant.

Mon avis

Chouette recueil de nouvelles à travers dix récits de femmes et de solitudes.
Coup d'oeil dans le rétroviseur : regrets, émois, souvenirs, rêves du passé et tristesse.


  • La loterie : La vie n'a pas toujours été tendre avec notre narratrice mais là c'est certain tout va changer. Il faut pouvoir saisir sa chance ou pas...  Deux vies, deux solitudes, trop peu de dialogues et de communication.
  • Ma voisine a hurlé toute la nuit : drame de la solitude, n'est pas coupable qui l'on croit
  • L'anniversaire de Monsieur Perdange : Une tendresse particulière pour cette nouvelle que j'ai adoré, un joli conte érotique.
  • Pas de deux  : amour, passion, destruction. 35 ans de vie commune, 35 ans où ils viennent chaque année à Crans Montana.  Décision cruelle.
  • Coxyde : tout en tendresse, premiers émois, premier chagrin.
  • Clinique du soleil  : passion en soins palliatifs, la vie est parfois cruelle.
  • Le papier gris : on croit bien se connaître mais on garde son jardin de secret.  Bonheur et tristesse.  Coup de tendresse pour cette nouvelle.
Un recueil mêlant joie et tristesse, regrets du temps qui passe.  Une plume très agréable, fine, élégante agrémentée d'un zeste de joie et de bonheur et d'un petit trait de noirceur.

C'est la vie quoi !

Une chouette découverte ainsi que celle de la maison d'édition "Cactus inébranlable Éditions" , que je remercie pour cette belle découverte.

Ma note : 9/10 ♥








lundi 24 avril 2017

Et dans la forêt, j'ai vu - Vincent Engel

Et dans la forêt, j'ai vu

Vincent ENGEL

Et dans la forêt, j’ai vu


Ker Editions
Double jeu
196 pages
2015
ISBN 978-2-87586-122-1
20x13 cm
Prix : 10 €

Présentation de l'éditeur

Toscane, 1928. Dans un village isolé et pauvre, la fille du maire, qui n’a plus prononcé un mot depuis la disparition de sa mère, semble s’éveiller à l’arrivée d’un cirque itinérant sur la place du bourg.


Bientôt s’installe une confrontation entre les saltimbanques et le maître des lieux. Que s’est-il passé, jadis, dans la forêt qui borde le village ? Quel mystérieux pouvoir possède le vieil éléphant de la troupe ? Où commence l’illusion, où s’arrête la réalité ?

Une histoire de rêve et d’évasion, pour réfléchir à la réalité du pouvoir et au pouvoir de la réalité.

Mon avis

Nous sommes en Toscane en 1928.  Luigi, son fils Sandro et Manfred, un vieux pachyderme, forment un drôle de convoi.  Ils sillonnent la Toscane et décident de s'installer pour quelques jours dans un village isolé non loin de Montechiarro.  Ils montent la toile de leur petit cirque "Circo de la Stelle".

Les gens du village sont curieux, ils vont voir ces drôles de saltimbanques,... et le miracle se produit chaque soir, on entend des rires, des applaudissements à tout rompre.  Le temps d'un spectacle, les villageois oublient leurs soucis et sont tout simplement heureux.

Faut dire que l'époque n'est pas joyeuse car depuis 1922, les fascistes ont pris le pouvoir.  Tout le monde craint le Duce et Alfredo Cartello, le maire du village est devenu un de ses disciples.

Il accorde tout de même que le peuple se divertisse un peu avec ce cirque.

Cartello a une fille, Letizia qui a perdu le sourire depuis le décès de sa maman.  Elle est mutique, sans réaction. C'est triste. Ariana s'occupe d'elle depuis que Donatella n'est plus de ce monde. Sandro les avait croisées en arrivant, il sait qu'il peut aider Letizia.

Ariana ira voir le spectacle et décide que Letizia doit absolument le voir aussi.  Le fait d'avoir croisé Sandro et Manfred l'avait sortie de sa torpeur et rendu un sourire.  Letizia ira voir le spectacle et beaucoup de choses se produiront, miracle, illusion ?

Un livre jeunesse magnifique. Une occasion d'aborder un pan de l'Histoire, le fascisme, le rôle de la religion.  Une histoire où la frontière entre le rêve et la réalité est mince.  Une plume magnifique, très agréable.

Lu et approuvé par mon fils de 12 ans.


Ma note : ♥♥♥♥♥

Les jolies phrases

A quoi cela sert-il d'être puissant dans le monde si l'on ne peut rien chez soi pour les gens que l'on aime ?

On trompe plus facilement une foule qu'un individu.  Dans l'incertitude et l'illusion, chacun entretient le doute chez son voisin, plutôt que de reconnaître qu'il s'égare.