jeudi 28 mars 2013

Une sacrée mamie Yoshichi Shimada Saburo Ishikawa *****

Coup de coeur







Une sacrée mamie 1

Date de parution : 10/06/2009 | ISBN : 978-2-7560-1516-3 | Prix public : 7.50 €

Scénario : Yôshichi SHIMADA

Dessin : Saburô ISHIKAWA

Série : Une sacrée mamie

Collection : MANGA

RÉSUMÉ DE L'ÉPISODE

Années 50, Akihiro est un jeune garçon turbulent qui vit à Hiroshima avec sa mère et son frère. Il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère qui habite dans la petite ville de Saiga. Tout d'abord triste de quitter sa famille et un peu effrayé de vivre seul avec une vieille femme à la campagne, Akihiro doit néanmoins apprendre à s'adapter et à aimer sa nouvelle existence.


MA CRITIQUE

Coup de coeur, merci Nath et Sacha de me l'avoir suggéré.


Je n'avais jamais lu de manga auparavant, dans mon esprit c'était plutôt violent, une bd de seconde zone.  Quelle erreur magistrale,celui-ci est vraiment très beau, très humain et très poétique.  Beaucoup de douceur, de situations de la vie de tous les jours,  d'humanité et d'amour.

L'action se déroule en 1958 au départ à Hiroshima. Hikedo a deux garçons, elle est veuve, c'est difficile d'élever 2 enfants seule.  Elle décide de confier son cadet, Akihiro Tokunaga à sa mère qui vit à Saga, petit village à la campagne.  Une autre vie va commencer pour lui.

Sa mamie est pauvre mais toujours de bonne humeur, elle a une solution pour tout. Akihiro va apprendre à l'apprécier sa "ganai" mamie, (géniale) et être heureux.

C'est toujours positif, on est pauvre, ok,  mais on se débrouille, on collecte les métaux à l'aide d'un grand aimant qui traîne derrière soi en marchant, on collecte les légumes abandonnés par les marchands dans la rivière... , elle a toujours un petit truc, une petite astuce pour faire oublier la pauvreté et être simplement heureux.

Une superbe lecture que mon fils de 8 ans adore, qui inculque encore de véritables valeurs avec humour et tendresse sans jamais tomber dans le négatif , qui met en avant des valeurs comme respect, simplicité, amitié.

Un régal à partager un maximum  pour les enfants à partir de 8 ans.



dimanche 24 mars 2013

Coup de coeur ***** L'ombre du vent

Carlos Ruiz Zafon



couverture



L’OMBRE DU VENT
Carlos Ruiz ZAFON 

Traduit par 
François MASPERO
Le roman phénomène de Carlos Ruiz Zafón, best-seller mondial, est désormais
publié aux Éditions Robert Laffont.
Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, « ville des Prodiges » marquée par la défaite,
la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme 
emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du
quartier Gothique : le Cimetière des livres oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa 
mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à
un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter »
un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le
cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de
secrets « enterrés dans l'âme de la ville » : L'Ombre du vent. Avec ce tableau
historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit 
fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et 
Marguerite, énigme ou les mystères s'emboîtent comme des poupées russes,
Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie.



L'auteur
Né en 1964 et vivant à Los Angeles, Carlos Ruiz Zafón est l'auteur des romans – cultes du cycle du «Cimetière des Livres Oubliés». Son œuvre, traduite dans plus de quarante langues et publiée dans plus de cinquante pays, a été couronnée de nombreux prix. Il est l'auteur de L'Ombre du vent(Grasset, 2004), du Jeu de l'ange, de Marina, du Prince de la Brume, duPalais de Minuit et des Lumières de septembre (Robert Laffont, 2009, 2010, 2011 et 2012).


Ma critique  

D'entrée de jeu on rentre dans l'histoire et se laisse emporter par la magie de l'écriture.
Lors de la lecture les personnages me poursuivaient durant la journée et leur ombre
continue à me hanter bien après la lecture.  Ce superbe roman de 637 pages en édition
de poche se dévore, et il fait partie du genre de livre dans lequel on se plonge même si
on ne dispose que de quelques minutes tellement c'est passionnant.

Daniel Semperé est le narrateur, il a 10 ans au début du livre, et son père l'emmène
un jour de cafard dans un endroit unique et magnifique "Le cimetière des livres oubliés"

Imaginez un labyrinthe qui sent le vieux papier, la poussière et la magie. "ce lieu est un
mystère, un sanctuaire. Chaque livre, chaque volume que tu vois, a une âme. L'âme de 
celui qui l'a écrit, l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui."  Son père lui
dit de choisir un livre, un seul et d'en prendre soin.  Il choisit un livre de Julian Carax
"L'ombre du vent".  Il dévore le bouquin, s'informe sur l'auteur, ses autres oeuvres et
s'aperçoit que l'auteur vivait à Paris, qu'il est impossible de trouver d'autres oeuvres
et que quelqu'un cherche à détruire, à brûler ces ouvrages.

Ce récit se passe dans le Barcelone des années 45, sur le fond de la guerre d'Espagne,
de l'horreur de cette période de répression franquiste.  Sur un fond historique il nous
emmène vers une enquête policière, un brin fantastique, une belle histoire d'amour
avec une série de personnages touchants et attendrissants, avec un tas de rebondis-
sements, d'intrigues s'enchevêtrant comme des poupées russes, un mystère en amenant
un autre.

Beaucoup de mystères, un véritable puzzle où chaque pièce s'emboîte petit à petit dans
les autres avec une lecture passionnante et haletante. C'est aussi comment le pouvoir des
livres peut influer notre véritable vie.

Les personnages sont attachants, particulièrement Fermin Romero le meilleur ami de Daniel.
Beaucoup d'humanité ou d'inhumanité parmi les protagonistes.

Je n'en dis pas plus, tellement de choses ont déjà été écrites, mais si comme moi, il trône
sur votre PAL depuis un moment, il est peut-être temps de l'attaquer, je ne pense pas que
vous soyez déçu.

On peut également retrouver les personnages dans "Le prisonnier du ciel" et l'on parle
encore du cimetière des livres oubliés dans "Le jeu de l'Ange"


Les jolies phrases

Pour moi, la lecture était une obligation, une sorte de tribut à payer aux professeurs et aux
précepteurs sans bien savoir pourquoi.  Je ne connaissais pas encore le plaisir de lire,
d'ouvrir des portes et d'explorer son âme, de s'abandonner à l'imagination, à la beauté et
au mystère de la fiction et du langage.  Tout cela est né en moi avec ce roman.

Ce livre m'a appris que lire pouvait me faire vivre plus intensément, me rendre la vue
que j'avais perdue.

L'un des pièges de l'enfance est qu'il n'est pas nécessaire de comprendre quelque chose
pour le sentir. Et quand la raison devient capable de saisir ce qui se passe autour d'elle,
les blessures du coeur sont déjà trop profondes.

Il est resté auprès de ses amis, jugeant que c'était son devoir. Il est mort de sa loyauté
envers les gens qui, l'heure venue, l'ont trahi.  Ne fais jamais confiance à personne,
Daniel, et surtout pas à ceux que tu admires.  Ce sont eux qui te porteront les coups
les plus terribles.

Cela lui aurait fait plaisir de savoir que quelqu'un voulait le garder vivant, conserver
sa mémoire.  Il disait souvent que nous existons tant que quelqu'un se souvient de nous.

Quelqu'un a dit un jour que se demander simplement si on aime est déjà la preuve
qu'on a cessé d'aimer.

Un étranger nous voit tels que nous sommes et non tels qu'il veut croire que nous sommes.

La femme, c'est Babel et labyrinthe.  Si vous la laissez réfléchir, vous êtes perdu.
Souvenez-vous en : coeur chaud tête froide.  L'abc du séducteur.

J'en sais plus que vous sur les femmes et sur le monde.  Comme nous l'enseigne Freud,
la femme désire l'opposé de ce qu'elle pense ou déclare, ce qui, à bien y regarder n'est
pas si terrible, car l'homme, comme nous l'enseigne monsieur de le Palice, obéit au
contraire , aux injonctions de son appareil génital ou digestif.

Le vin fait du sage un idiot et de l'idiot un sage.

Je lui dis comment, jusqu'à ce moment-là, je n'avais pas compris que cette histoire était
une histoire de gens seuls, d'absences et de disparitions, et comment, pour cette raison,
je m'étais réfugié en elle au point de la confondre avec ma propre vie, comme quelqu'un
qui s'échappe d'une page de roman parce que ceux qu'il a besoin d'aimer sont seulement
des ombres qui vivent dans l'âme d'un étranger.




Tuer le père Amélie Nothomb *****


AMELIE NOTHOMB         TUER LE PERE



Tuer le père


RÉSUMÉ

Allez savoir ce qui se passe dans la tête d’un joueur. A. N.
Cette tragique et folle histoire, Amélie la raconte avec son habituelle alacrité. Si noires que soient ses visions, si vives ses critiques de notre société de faussaires, elle sait danser avec elles. Il y a, bien sûr, un peu de magie là-dedans. Marie-Françoise Leclère, Le Point.
Un anguleux jeu de miroir pour un roman codé très noir, à l’image de son auteur. Laurent Boscq, Rolling Stone.


MA CRITIQUE

C'était le seul que je n'avais pas encore lu d'Amélie Nothomb.  Il était tellement fin (130 pages) que j'avais attendu la parution en poche.

J'ai aimé ce nouvel opus nous emmenant dans le milieu de la magie et traitant clairement de l'oedipe.

Joe Whip a 14 ans lorsqu'il quitte la maison. Depuis toujours il a vu défiler quantité d'hommes dont sa mère n'en retint aucun, ni le nom d'ailleurs.  Elle est incapable de lui dire qui est son père tellement sa vie fut instable.
Un jour pour garder celui qu'elle croit être enfin le bon, elle vire son fils sous prétexte que celui n'apprécie pas Joe, ni son penchant affirmé pour la magie.
Elle donne à Joe sa liberté en lui versant une rente mensuelle de 1000 USD.

Joe, content dans un premier temps de gagner sa liberté, se rend rapidement compte que pour vivre c'est peu.  Il arrondit ses fins de mois en pratiquant ses tours de magie. Un jour alors qu'il s'entraîne dans un bar, un belge  l'aperçoit et lui dit qu'il est drôlement doué, qu'il croit en lui et qu'il est dommage qu'habitant Reno , la ville d'un grand magicien, Joe n'en devienne son élève.

C'est ainsi que Joe se rend chez le célèbre Norman Terence, à qui il demande de devenir son maître.  Norman accepte de devenir son professeur.  Joe s'installe chez lui où vit également la jolie Christina de 10 ans la cadette de Norman.  Une vie de famille s'installe.

Tout va bien jusqu'à ce qu'il tombe amoureux de Christina. Une dualité s'installe; il est partagé entre l'attirance et les sentiments envers Christina et le respect et l'admiration pour Norman.

Il a le sentiment de ne pas exister et est jaloux. Il ne s'intéresse pas aux filles, et tout basculera le jour de son dix-huitième anniversaire dans un premier temps et lors de son vingtième dans un second temps....

Tuer le père est un roman avec des gens normaux, aux prénoms normaux , dans une vie normale, plausible, cela nous change un peu des habitudes d'Amélie.  En effet, son univers est un peu moins excentrique, surréaliste mais n'en reste pas moins Nothombien... Elle traite ici avec brio de façon très noire, la recherche et les rapports père/fils.  Le monde de la magie est à l'honneur, magie de l'écriture également comme toujours.  Qui est le maître, qui est l'élève est peut-être la question...

Une écriture toujours très belle, un très joli texte mais court, qu'il m'a semblé court, un peu frustrée que cela s'arrête déjà comme cela.... Un livre qui se lit en moins de deux heures, sans temps mort et qui vous tient en haleine.

A lire aussi vite que possible.



LES JOLIES PHRASES

Le but de la magie, c'est d'amener l'autre à douter du réel.

Il y a une différence fondamentale : la magie déforme la réalité dans l'intérêt de l'autre, afin de provoquer en lui un doute libérateur ; la triche déforme la réalité au détriment de l'autre, dans le but de lui voler son argent.

Le magicien aime et estime son public ; le tricheur méprise celui qu'il plume.

La femme de nos vies Didier van Cauwelaert ****



Albin Michel

La femme de nos vies    Didier van Cauwelaert



Nous devions tous mourir, sauf lui. Il avait quatorze ans, il était surdoué et il détenait un secret. Moi, on me croyait attardé mental. Mais ce matin-là, David a décidé que je vivrais à sa place.
Si j’ai pu donner le change, passer pour un génie précoce et devenir le bras droit d’Einstein, c’est grâce à Ilsa Schaffner. Elle m’a tout appris : l’intelligence, l’insolence, la passion. Cette héroïne de l’ombre, c’est un monstre à vos yeux. Je viens enfin de retrouver sa trace, et il me reste quelques heures pour tenter de la réhabiliter.


L'auteur en parle 







Ma critique

Un excellent roman de cet auteur que j'affectionne particulièrement.  Dès les premières pages l'écriture surprenante avec très peu de dialogue m'emportait d'entrée de jeu dans l'histoire. Les pages défilaient rapidement.  Un style original; le narrateur est seul à conter l'histoire. On assiste à un dialogue à sens unique, ce qui offre à notre imaginaire, la vision des attitudes des personnages, ainsi que les répliques...

Le professeur David Rosfeld rencontre Marianne Le Bret, petite fille d'Ilsa Schaffner à l'hôpital d'Hadamar en Allemagne.  Là où une vie se termine, là où tout a commencé en janvier 1941 pour Jürgen Bolt alias David..

A l'époque Jürgen (autiste) est considéré comme attardé par ses parents car il ne parle pas, juste aux animaux de la ferme, qu'il conduit à l'abattoir. Un jour il refuse de mener le veau qu'il avait mis au monde, et décide de le sauver. Son geste n'est pas compris et voilà qu'il rejoint l'hôpital psychiatrique d'Hadamar.  A l'époque Hitler voulait assainir la race aryenne et moyennant une indemnité aux parents, il rassemblait les attardés, épileptiques, trisomiques pour les soigner, en réalité ils allaient servir de cobayes , être les outils de la répétition de la solution finale.
Ils allaient inaugurer les toutes nouvelles douches du centre, vous voyez de quoi je parle, on prépare l'épuration ethnique.....

David Rosfeld est le fils de la chercheuse juive, Yaël Rosfeld, spécialiste de la fission nucléaire. Ayant fait une crise d'épilepsie en assistant à l'assassinat de sa mère, il a rejoint le centre d'Hadamar.  Possédant un QI de 180, il a été sélectionné pour participer au HPlan, un labo de psychologie expérimental pour enfants surdoués dont la direction sera confié à Ilsa Scaffner.

David qui a tout compris va choisir Jürgen afin de changer d'identité avec lui.  Il refuse en effet de continuer les recherches commencées par sa mère dans le but d'aider l'ennemi à créer l'arme nucléaire.

Jürgen refuse dans un premier temps, mais accepte car il a été choisi par David, élément important pour ce garçon de ferme, souffre douleur dans sa famille d'être reconnu par quelqu'un.

David va lui faire promettre de continuer ses recherches pour trouver la particule invisible (de Dieu) qui a organisé la matière en donnant une masse aux atomes, et en sa mémoire de la baptiser Boson de Rosfeld.

L'échange a lieu, Ilsa obéissant par la peur "Je connais la logique de ces gens. C'est la peur qui les gouverne."   rentrera dans le jeu et changera la vie de David.

David est sur la fin de sa vie, il va à son tour essayer de convaincre la petite fille d'Ilsa que celle que l'on nommait "la chienne d'Helm" jugée comme un monstre après la guerre n'était pas ce qu'elle pense.  Il veut au travers de ce long plaidoyer en sorte, en lui racontant sa vie, leurs vies, la réhabiliter.

On se replonge dans l'histoire de l'Allemagne, et comment au départ l'esprit national socialiste en 1930 qui pouvait en séduire certains à plus d'un titre vu le climat social et économique; les mesures pour enrayer le chômage, l'humiliation de la première guerre, la misère , et la prise de conscience de ce que le personnage Hitler voulait en faire peuvent changer les regards et attitudes, ce que certains citoyens qui rêvaient d'autre chose pour leur pays.

On s'interroge ici sur la perception des différences, comment tout peut changer si un jour une personne vous regarde autrement, comment on peut devenir quelqu'un d'autre si l'on croit en vous.  Des questionnements également sur le sens de la philosophie de Nietzsche, les injustices et les combats des scientifiques de renom comme Einstein?

Ce livre plonge le narrateur et sa compagne à la recherche de leur identité profonde et réelle, sur le combat d'Ilsa , les injustices commises, un livre crédible, bien documenté et bien construit.

J'espère vous avoir donné l'envie de la lecture et serai heureuse de partager vos impressions.


Les jolies phrases

On n'attend plus rien de la vie, et soudain tout recommence.  Le temps s'arrête, le coeur s'emballe, la passion refait surface et l'urgence efface le reste.

La vieillesse n'est pas un naufrage ; c'est un lent travail de rouille en cale sèche?  Jamais je ne finirai comme ça. Dès que je ne me sentirai plus en état de naviguer, je me saborderai.

Tu n'es pas fou du tout, tu as l'intelligence du coeur.

Mais je n'ai pas envie de survivre dans leur monde.  Il n'est pas fait pour moi et je ne veux pas le servir.  Je refuse d'être le meilleur dans une société sans âme qui tue ceux qu'elle juge inférieur.

La seule loi en vigueur, en ce moment, c'est la loi du plus fort, et ce n'est pas une loi scientifique : je ne peux rien en faire.

Je connais la logique de ces gens. C'est la peur qui les gouverne.

La possibilité de m'enfuir et la tentative de rester, c'était le carrefour de ma vie.  Le premier carrefour où il m'appartenait de choisir.

Elle venait, mine de rien, de m'apprendre les rudiments du génie.  Plus l'intelligence est vaste, moins elle doit se voir, et c'est à cela qu'on la reconnaît.

Je pense que tout vient de là : vous faites pleuvoir parce que vous avez peur du soleil.

Mais le bonheur est la seule certitude, dans la vie.  Si vous passez à côté en connaissance de cause, il se vexe et il ne revient pas.  C'est ça la certitude.

Toujours cette peur de blesser ceux qu'on aime en ouvrant notre coeur.  Ce qu'ils déduisent de nos silences leur fait tellement plus mal..







dimanche 10 mars 2013

Visite à la foire de livre de Bruxelles





Chronique un peu différente aujourd'hui et actualité oblige, s'il n'est un évènement qu'il ne faut absolument pas manquer quand on aime lire, c'est bien entendu la Foire du livre de Bruxelles.

L'Espagne et le polar étaient particulièrement mis à l'honneur cette année.

Comme je terminai aujourd'hui un roman en rapport avec le thème, raison de plus de vous en parler. Le livre en question "L'ombre du vent" de Carlos Ruiz Zafon dont je ne manquerai de vous parler sous peu.

Bon revenons à nos moutons.  Foire du livre veut dire pour moi : découvertes et rencontres.. C'est vraiment l'endroit où l'on a l'occasion d'échanger avec des auteurs bien de chez nous ou d'ailleurs.

J'avais planifié 3 rencontres, les voici :

Tout d'abord la formidable Nicole Roland  toujours accessible et accueillante.  J'avais eu le plaisir de la rencontrer l'an dernier à l'occasion de la sortie du magnifique "Les veilleurs de chagrin".  C'était un réel plaisir, une belle rencontre.  Merci Madame Roland.  J'attends avec impatience l'arrivée de votre troisième opus.


Nicole ROLAND

Nicole Roland est professeur de lettres en classe de terminale à Namur, en Belgique. Elle a créé un théâtre universitaire et l’a animé durant vingt ans. Elle est l’auteur d’un premier roman remarqué, Kosaburo, 1945 (Actes Sud, 2011 ; prix Première RTFB 2011) et des Veilleurs de chagrin (Actes Sud, 2012).



Kosaburo, 1945 (Babel)


Son magnifique premier roman par lequel elle fut primée par le Prix Première en 2011 pour un premier roman francophone vient de sortir en poche, un récit bouleversant, emprunt de beaucoup d'émotions et de pudeur que je vous engage à découvrir rapidement.


Afin d'éviter le déshonneur à sa famille, une jeune Japonaise se travestit pour devenir kamikaze à la place de son frère déserteur. C'est aux côtés de Kosaburo, son modèle et son amour d'enfance, que Mitsuko se préparera à accepter la mort. Un premier roman épuré, aérien, qui a reçu le prix Première 2011.






Le second très dur tout aussi émouvant, écrit avec finesse et qui nous emmène au delà de nous, qui nous poursuit, nous partons au centre de la souffrance mais avec une telle justesse, une écriture magnifique. Lisez ce en vaut la peine. Ce livre nous transforme.
Les veilleurs de chagrin        Avec d’autres, je sonde les profondeurs de la terre, nous exhumons des fragments de corps que nous reconstituons avec soin. Ces êtres échappés du néant me parlent et me réconfortent. En leur compagnie, je m’éloigne de tout, même du chagrin.
N. R.        ISBN 978-2-330-00233-6   paru chez Actes Sud 



Un peu plus loin dans la même maison d'éditions Actes Sud, autre très belle rencontre. J'avais lu "Le voyage de Luca"  (Prix rossel Jeunes en 2008), il y a quelques années un superbe voyage.  Il ressort en poche chez Babel.  Merci Monsieur Outers pour notre agréable conversation.



Jean-Luc OUTERS

Né en 1949 à Bruxelles, où il vit et travaille, Jean-Luc Outers est notamment l’auteur de L’Ordre du jour (Gallimard, 1987), Corps de métier (La Différence, 1992, Prix Victor-Rossel), La Place du mort (La Différence, 1995, Prix NCR).Chez Actes Sud ont paru La Compagnie des eaux (2001 ; Babel n° 728),Le Bureau de l’heure (2004 ; Babel n° 859), Le Voyage de Luca (2008 ; Babel n° 1162) et De jour comme de nuit (2013).


Le Voyage de Luca (Babel)            À la naissance de Luca, afin de fuir la banalité de leur quotidien, Julie et Marian décident de partir pour l'Amérique. Écrite d'une plume tendrement paternelle, voici l'histoire d'un voyage apparemment sans histoire au cours duquel Luca vit pourtant ses premières approches de l'existence et forge son identité dans les brimbalements d'un lit roulant.





Ils ont rejoint ma pile à lire , critique sous peu  : le dernier né est "De jour comme de nuit" publié chez Actes Sud  

Mars, 2013 / 10 x 19 / 352 pages


ISBN 978-2-330-01425-4

   


De jour comme de nuit     L’ouverture de l’école des Sept-Lieues se déroula, comme prévu, le 1er septembre, date fixée par le ministère pour la rentrée scolaire, une journée spéciale, cela va sans dire, que, pour rien au monde, chacun, qu’il figurât ou non à l’horaire, n’aurait voulu manquer. L’émotion était palpable quand ils se retrouvèrent le matin à huit heures devant la bâtisse enveloppée d’une brume légère qui lui donnait des allures de maison hantée. Ils n’en croyaient pas leurs yeux de se retrouver là tous ensemble après deux années de palabres et de démarches, non pour participer à une réunion de plus, mais pour assister, en tant que témoins et acteurs, à la réalisation de leur rêve le plus fou. Lorsqu’ils s’embrassèrent pour se saluer, certains avaient les larmes aux yeux.


A également rejoint ma pile à lire :  "Le bureau de l'heure"



Le Bureau de l'heure         Responsable du bureau de l’heure à l’Observatoire royal d’Uccle, Célestin est chargé de conserver l’heure légale et de la transmettre à la Radio-Télévision, à la Société des chemins de fer et à l’horloge parlante. Rêveur le jour, insomniaque la nuit, il a beaucoup plus de mal à gérer le temps de sa vie : hanté par celui qui passe, celui qui fuit, il part à la recherche d’un amour d’adolescent, comme si retrouver l’objet chéri pouvait conjurer le temps irrémédiablement perdu. Dans ce roman délicat, composé dans un style dont la candeur poétique répond à un humour décalé, Jean-Luc Outers évoque avec une délicieuse légèreté les affres de l’attachement, du souvenir et de l’amour tu. Né en 1949 à Bruxelles, où il vit et travaille, Jean-Luc Outers a également publié chez Actes Sud La Compagnie des eaux (2001 ; Babel n° 728) et Le Voyage de Luca (2008).



S'il est bien quelqu'un dans un registre tout à fait différent que je voulais rencontrer à tout prix c'est Sandrine Collette pour son livre noir "Des Noeuds d'acier", un style que je ne connaissais pas et au final une découverte, le livre est chroniqué sur ce blog et sur le lien suivant de Babelio




Sandrine COLLETTE






     Nationalité : France 
Né(e) : 1970 
Biographie :

Sandrine Collette est docteur en science politique.

Elle partage sa vie entre l’université de Nanterre et son élevage de chevaux dans le Morvan.

Des nœuds d’acier (Denoël, 2013) est son premier roman 




Des noeuds d'acier par Collette        Théo Béranger sort de prison. Dix-neuf mois de rapports humains violents et âpres, qu’il a passés concentré sur un seul objectif : sa libération. Son errance le mène au fin fond de la France, dans une région semi-montagneuse couverte d’une forêt noire et dense. Là, kidnappé par deux frères déments, il va replonger en enfer. Un huis clos implacable, où la tension devient insoutenable.


Ma critique est sur ce blog en janvier 2013, allez la découvrir vraiment ce livre était palpitant.


Très belle rencontre également, un bel échange concernant un livre palpitant qui ne vous lâche pas du début à la fin.   Un très grand merci.


Pour suivre rencontres d'auteurs de Bd , au plus grand plaisir de Luka mon fils
et dédicaces de Bertschy l'auteur de Nelson


Nelson, Tome 13 : Mini cataclysme par Bertschy

et de christian Darasse l'auteur de la célèbre TAMARA

Tamara, Tome 11 : Quelle famille d'enfer ! par Zidrou



Voilà un beau dimanche qui se termine.  Fin de la visite.

Je vais à présent essayer de remplir la liste de ceux qui ont rejoint ma déjà grande PAL.