mardi 2 janvier 2018

Assassins d'avant - Elisa Vix

Assassins d'avant     -     Elisa Vix


Rouergue Noir
Parution : septembre 2017
Pages : 176
Isbn : 978-2-8126-1438-5Prix : 18 €

Présentation de l'éditeur





Manuel Ferreira est flic. Lorsqu’une jeune femme lui demande une interview au sujet des effectifs de la police, il est surtout sensible à son charme. Mais quand elle dégaine une photographie prise vingt-cinq ans plus tôt, ce sont ses pires souvenirs qui remontent à la surface. Adèle Lemeur n’est pas journaliste, mais chercheuse en médecine. Surtout, elle est la fille de Marie Moineau, l’institutrice tuée dans sa salle de classe de CM2, devant ses élèves, devant Manuel qui n’a jamais oublié cette scène terrible, qui est peut-être devenu flic pour l’exorciser. Adèle veut comprendre pourquoi sa mère est morte. Et Manuel est le seul à pouvoir l’aider, à retrouver ces copains d’avant qui furent témoins du crime. Il dit oui. Pour la revoir. Pour son malheur. Parce qu’il vient de tomber amoureux de la seule femme qu’il n’a pas le droit d’aimer.
Dans un roman incisif comme elle en a le secret, Élisa Vix conduit son héroïne sur le chemin d’une vérité qui va la prendre au piège. Vingt-cinq ans ne suffisent pas à refermer des plaies ni à colmater des mensonges. Et si Adèle avait vraiment été enfermée dans une tour de silence pour son bien ? Et si ça n’existait pas, des familles sans histoire ? À son corps défendant, Adèle va aller bien plus loin qu’elle ne l’aurait imaginé.


L'auteure





Née en 1967, Élisa Vix a notamment publié La Nuit de l’accident (2012, prix Anguille sous roche 2012) et L’Hexamètre de Quintilien (2014). Elle est également l'auteure d'une série policière pleine d'humour mettant en scène un lieutenant de police nommé Thierry Sauvage. Dans cette série ont paru au Rouergue : Rosa mortalis(2013) et Le Massacre des faux-bourdons (2015, prix Plume d'encre et de sang 2015). Deux précédents romans de la série ont été adaptés pour France 2 : La Baba-Yaga et Bad Dog.  En 2016 elle publie Ubac.

Mon avis

Adèle Lemeur est chercheuse en médecine, elle est aussi la fille de Marie Moineau qui en mars 1989 a été tuée par un enfant dans sa classe.

25 ans plus tard cet événement la ronge toujours autant et elle veut à tout prix comprendre ce qui s'est réellement passé, savoir pour quelle raison sa mère est morte.

Elle retrouve un ancien élève de sa mère, Manuel Ferreira qui est aujourd'hui devenu flic.  Il était en classe à l'époque, juste à côté de Ladji Keita, le présumé coupable aujourd'hui décédé.

Avec l'aide de Manuel elle va essayer de rencontrer les autres enfants présents et de comprendre.  Mais Manuel a ses parts d'ombre, un frère tétraplégique que sa mère refuse de voir partir.

Manuel trie soigneusement les infos qu'il transmet à Adèle, il lui cache des choses.  Voudrait-il la ménager ? Que lui cache-t-il ?   Manuel et Adèle sont amoureux cela ne simplifie pas la situation.

En cherchant à comprendre ce qui s'est réellement passé vint-cinq ans plus tôt, Adèle ne se doute pas de ce qu'elle va découvrir.  Secrets de famille bien gardés.

Avec beaucoup d'adresse Elisa Vix nous propose un roman à deux voix.  Chapitre après chapitre, tout à tour Manuel et Adèle s'expriment.

On plongera peu à peu dans la psychologie de chacun.  Elisa Vix nous distille savamment des éléments qui nous permettent de découvrir le passé.  

C'est passionnant, une plume intrigante, qui cultive le mystère.  L'écriture est fluide, efficace, rythmée, tenant en haleine.  Impossible de lâcher ce polar noir avant le terme.

Ma note : 9.5/10

Les jolies phrases

Emeric est coutumier de ces coups de sang.  Chaque fois, il revient et nous reprenons notre train-train comme si de rien n'était.  Mais à chaque fois, le lien s'effiloche.  Une corde si usée que seul un brin fragile nous retient encore l'un à l'autre.   

Son bonheur fait peine à voir, c'est celui du cancéreux qui ignore la gravité de son mal et se réjouit d'un rayon de soleil.

Comparé au fracas de l'autoroute, le silence de l'appartement est comme une plongée en eau profonde après le vacarme des vagues.  Reposante et angoissante.

Ce matin, il se présente à ma porte, les yeux battus et la crinière emmêlée, comme un chien qui revient de fugue et sait qu'il va se faire engueuler.  Mais il revient toujours, le chien, et, toujours, on lui ouvre cette foutue porte, car, au fond du coeur, on l'aime, malgré ses mensonges et ses manigances de clebs roublard.




Du même auteur j'ai lu  (mon billet en cliquant sur la couverture)



1 commentaire:

Lewerentz S a dit…

J'ai également beaucoup aimé ce roman. Beau billet, bravo !