mardi 24 janvier 2017

Là où ça fait mal - Edgar Kosma

Là où ça fait mal     -  Edgar Kosma



Là où ça fait mal

On lit Editions
Parution 2016
Numérique | 6,99 euros | 978-2-87560-081-3
Papier | 14 euros | 978-2-87560-082-0
112 pp.


Présentation de l'éditeur


Par l'auteur de Comment le chat de mon ex est devenu mon ex-chat

C'est l'histoire d'un type qui fait une série de rêves, tous plus bizarres les uns que les autres, au cours desquels il perd chaque fois un doigt. Et à la fin, comme dans toute bonne histoire, il y a une mauvaise chute. Entre mécanique absurde poussée à l'extrême et récit fantastique, Edgar Kosma nous revient avec un roman plein d'humour illustré avec talent par Romain Renard.

Edgar Kosma écrit des romans, des nouvelles et est aussi le scénariste de la série BD Le Belge dont trois tomes sont déjà parus chez Delcourt. Romain Renard est l'auteur de la saga BD Melvile au Lombard.

Mon avis

Auteur belge en lice pour le prix Club.  Une plume que je découvre..

Un peu surréaliste je dirais.  Comment vous parler de ce court récit entre onirisme et absurde?

Un homme nous conte dix histoires, elles sont au départ présentées comme des rêves que le narrateur veut inscrire dans son smartphone au réveil le matin afin de s'en souvenir.

Par exemple, un collègue remarque une bague à son doigt, lui demande s'il est marié, ce qu'elle représente.. Il tire très fort sur son annulaire.. Particularité au réveil l'annulaire a disparu laissant un trou béant.  L'histoire des toilettes, un café bouillant en main où il doit passer du papier à son voisin de cabine m'a bien fait rire...   Situations improbables, le tout se mélant tout de même à son quotidien.

Rêve ou réalité ????

Ce sont comme une succession de petites nouvelles un peu absurdes débouchant sur la perte de quelque chose.  Cela se lit vite, un surréalisme bien de chez nous avec beaucoup d'humour, j'ai bien ri par moments.  L'auteur m'a surprise dans la dixième nouvelle où l'on pense comprendre tout le reste sans pour autant s'attendre à la chute.  Un récit surprenant.

Ma note : 8/10

Jolie phrase

Mais finalement, qu'est-ce qu'être presque certain sinon être un peu incertain ?






dimanche 22 janvier 2017

Un siècle de mensonges - Jean-Louis Aerts

Un siècle de mensonges

Jean-Louis AERTS



Résultat de recherche d'images pour "un siècle de mensonges aerts"



Editions 180 °
384 pages
ISBN 978-2-930427-72-0
PARUTION MAI 2016
19 €

Présentation de l'éditeur

Jeune journaliste de trente-trois ans, Marylou est engagée par un richissime vieillard américain pour écrire sa biographie.

Le contrat à peine signé, elle se rend compte qu’elle se fait manipuler. Trop tard, le piège se referme inexorablement sur elle. Le compte à rebours est déclenché : il lui reste moins de deux ans pour comprendre les enjeux dont elle est l’objet. Débute alors un véritable bras de fer entre deux êtres que tout semble opposer.

De New York à Syracuse, en passant par Bruxelles, Marylou sera forcée de remonter le passé jusqu’en 1907 et d’ouvrir la boîte de Pandore.

L’auteur nous livre un roman captivant dès la première page, dans lequel il distille, au fil de trente-cinq chapitres, les pièces d’un puzzle qu’on prend plaisir à reconstituer. Au final, une intrigue palpitante qui nous replonge dans quelques événements marquants du XXe siècle.

L'auteur

Résultat de recherche d'images pour "jean louis aerts"

Professeur de français, de latin et de théâtre dans une école bruxelloise depuis plus de vingt-cinq ans, Jean-Louis Aerts a multiplié les expériences littéraires et artistiques : one man show, saynètes théâtrales, improvisations théâtrales, nouvelles, contes… Un siècle de mensonges est son premier roman.

Une chouette interview qui vous en dira plus long se trouve ici

Mon avis

Marylou Voinet est née le 28 février 1966, elle a donc trente-trois ans en 2000.  Elle est journaliste, affectée aux faits divers.  En 2000 avec le développement des technologies, le monde de la presse change et on parle de restructuration.  Marylou risque clairement de perdre son emploi.

Son collègue est inquiet pour elle, il va la mettre en relation avec un vieillard richissime américain Toni Dantiedov qui est à la recherche de quelqu'un pour écrire ses mémoires.

Marylou est engagée pour un salaire alléchant, un très gros chèque à la hauteur du travail à fournir, c'est ce dont elle s'apercevra très rapidement !

En effet, c'est Dantiedov qui tire les ficelles.  Elle se sent manipulée mais le travail a commencé, le contrat est signé, elle ne peut plus reculer.  Il lui donne peu d'infos, lui envoie des disques sous forme d'énigmes, à elle de les démêler, de comprendre.  Investiguer, c'est son métier, non !

Elle commence à enquêter en partant à New York, à Syracuse et entamera un voyage dans le passé.

Tout commence à Syracuse en 1907.  Peu à peu, elle se penchera également sur son passé, ses racines pour s'apercevoir qu'elle ne connaît rien de ses origines.

On parcourt à travers ses enquêtes des événements marquants de l'Histoire du 20ème siècle.  Des faits réels, historiques bien documentés se rattachant à la vie de nos protagonistes.

Le rythme est intense, la plume dynamique alternant descriptions et dialogues.  Le lecteur s'identifie à Marylou et mène l'enquête avec elle.  Tout s'enchaîne rapidement très vite sans temps mort.

C'est un mélange de récit de vie, de quête de ses origines, mené comme une enquête policière très addictive et construit comme un thriller psychologique.  On s'interroge sur la notion de hasard et coïncidence.

Un premier roman que j'ai dévoré, retenant mon souffle par moment.  Le personnage de Dantiedov est machiavélique et le final est déroutant, surprenant.

J'ai également pris beaucoup de plaisir dans les descriptions de Bruxelles, de Redu, c'est un petit bonheur de plus lorsque les scènes se déroulent dans des endroits que l'on connaît et visualise.

Une très belle réussite, un excellent premier roman qui passe vraiment trop inaperçu je trouve, c'est injuste.  Bravo au jury du prix Club de le mettre ainsi en avant.

Alors lisez-le et parlez-en.

Vous l'avez compris c'est un coup de ♥

Les jolies phrases

Je vous paie pour écrire MA vie, pour décrypter mon âme, pour tendre vers mon absolution !

Les souvenirs, si funestes soient-ils, vous aident à tenir debout, à maintenir le cap, coûte que coûte !

Dans la vie, il faut savoir ce que tu veux. Si tu sais ce que tu veux, tu deviendras un loup, sinon, tu resteras un petit agneau tout doux, qui se fera bouffer tout cru, comme dans la fable de La Fontaine.

Dantiedov le lui avait demandé, certes, mais, à force de creuser le passé de quelqu'un d'autre, on finit par avoir envie de déterrer le sien, quoi qu'il en coûte.

Quand on regarde trop en arrière, on ne voit pas la pierre surlaquelle on trébuchera.

On pleure toujours les morts, alors que ce sont les vivants qui sont à plaindre.  C'est eux qui souffrent de voir disparaître ceux qu'ils ont aimés, c'est eux qui prennent conscience de leur propre finitude à travers la disparition des autres.

La mort donne de la valeur à la vie.  Quand on échappe à la mort par miracle, c'est un signe envoyé par Dieu pour mieux vivre encore le temps qu'il nous reste à vivre sur cette terre.  C'est un signal donné pour ne pas gaspiller nos années de vie.

A quoi bon remuer le passé s'il n'améliore pas le présent ?





Un premier roman dans le cadre du Prix des lecteurs Club 2016



jeudi 19 janvier 2017

Publicités détournées - Olivier Darmon

Publicités détournées

Olivier DARMON



HOËBEKE
17 x 24 cm
176 p.
ISBN : 9782842305673
Paru le 12/10/2016
18€

Présentation de l'éditeur

La puissance de la publicité qui tend à inoculer ces procédés dans les médias, et les pratiques contestées des grandes entreprises – pétroliers, constructeurs automobiles, fabricants d’alcool, cigarettiers, marques multinationales telles Nike ou Mac Donald’s... – engendrent de nombreux groupes de résistance et d’activisme culturels, et de consommateurs en colère. Chacun, à sa manière, va s’employer, souvent avec talent, à détourner et parodier la communication de ces entreprises. Images choc et ton offensif, humour décalé et sarcastique : il s’agit de dénoncer un système de valeurs charriant une idéologie caractérisée comme anti-citoyenne, consumériste et discriminatoire, moralement réprouvable et écologiquement irresponsable. Simultanément, des ONG, comme Greenpeace, et de nombreuses associations dans son sillage pastichent l’image des marques pour dénoncer leurs agissements : Esso devenu E$$O, le logo d’Areva dessinant une tête de mort ou plus récemment celui de Volkswagen associé à Dark Vader. Au moment de la Cop 21, les pubs détournées de l’association Bandalism couvrent les panneaux publicitaires des abris-bus de fausses campagnes qui disent « Roulez plus propre, du moins en apparence » en reproduisant une Volkswagen, ou encore à destination de Total où un agent de la marque déclare devant un puits de forage « notre philosophie ? Vous n’avez pas besoin de savoir ». Les consommateurs en colère, eux, protestent sur les réseaux sociaux contre les lenteurs du service après-vente de Free ou de la RATP ou ceux ironiques devant les messages optimistes des marques de prêt-à-porter. Avec la cause environnementale, le sexisme, le diktat de la maigreur et la malbouffe constituent des sujets de prédilection. Tout évènement survenant dans ces domaines est salué par une salve de satires, comme ce fut le cas lors de la révélation de l’usage de viande de cheval dans les lasagnes. Bien entendu, il n’est pas une seule campagne politique qui ne soit pas pastichée. La sphère politique est sous haute surveillance : une petite phrase ou un scandale comme l’affaire Cahuzac déclenche sa noria de parodies sur Internet, pratiquement en temps réel.

Mon avis

Une couverture rouge, un pot de pâte à tartiner célèbre portant l'étiquette GRAS DU BID, ça interpelle, non !

C'est 175 pages de publicités détournées qui nous sont proposées dans ce magnifique ouvrage d'Olivier Darmon. aux éditions Hoebëke.

Merci à la librairie Chapitre.be de nous l'avoir présenté lors d'un apéritif littéraire car c'est vraiment un bel objet.

Résultat de recherche d'images pour "publicités détournées darmon"



Cela interpelle, que ce soit dans la vie quotidienne, dans une rubrique qui nous parle de faits de société, de prévention avec entre autres des publicités McDo détournées, KFC, des céréales pour nous parler de la malbouffe...   D'autres sur les sodas, l'alcool ou les cigarettes;


Résultat de recherche d'images pour "publicités détournées darmon"

On rit, on sourit et s'interroge vraiment sur notre société.

Le livre est partagé en rubriques comme humour, politique, discrimination, pollution, communication.

Un livre original que je vous conseille, plaisir et humour garantis.

Ma note : 9/10

mardi 17 janvier 2017

Repose-toi sur moi / Serge Joncour ♥

Repose-toi sur moi

Serge JONCOUR

Résultat de recherche d'images pour "repose-toi sur moi"



Flammarion
Parution:17/08/2016
Pages : 432
Format:14.5x22x0 cm
Prix:21,00 €
EAN:9782081306639

Présentation de l'éditeur


Aurore est une styliste reconnue et Ludovic un agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils n'ont rien en commun si ce n'est un curieux problème : des corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Elle en a une peur bleue, alors que son inflammable voisin saurait, lui, comment s'en débarrasser. Pour cette jeune femme, qui tout à la fois l'intimide et le rebute, il va les tuer. Ce premier pas les conduira sur un chemin périlleux qui, de la complicité à l'égarement amoureux, les éloignera peu à peu de leur raisonnable quotidien.Dans ce grand roman de l'amour et du désordre, Serge Joncour porte loin son regard : en faisant entrer en collision le monde contemporain et l'univers intime, il met en scène nos aspirations contraires, la ville et la campagne, la solidarité et l'égoïsme, dans un contexte de dérèglement général de la société où, finalement, aimer semble être la dernière façon de résister.

L'auteur

Résultat de recherche d'images pour "serge joncour"

Nationalité : France
Né(e) le : 28/11/1961
Biographie :

Comme l'écrit son premier éditeur, Le Dilettante :

"Il est né un jour de grève générale. On lui en a longtemps fait le reproche. Depuis, il continue sur sa lancée. Très tôt il est allé à l’école, puis par la suite, il en est sorti. Il a passé son enfance entre Paris, la Nièvre, l'Eure et loir et le Valais suisse. Il a commencé des études de philosophie alors qu’il voulait faire nageur de combat, mais il s'en est sorti autrement, faute de temps."

Avant de devenir écrivain, il a exercé de nombreux métiers dont maître-nageur et publicitaire.

Il publie son premier roman, "Vu", en 1998 au Dilettante qui a obtenu le Prix France Télévisions en 2003.

En l'an 2005, il a reçu le Prix de l'Humour Noir Xavier Forneret pour son livre "L'Idole".

Il a écrit le scénario du film "Elle s'appelait Sarah", d'après le roman éponyme de Tatiana de Rosnay, avec Kristin Scott Thomas.

Il est enfin, avec Jacques Jouet, Hervé Le Tellier, Gérard Mordillat et bien d'autres artistes et écrivains, l’un des protagonistes de l'émission de radio Des Papous dans la tête de France Culture.

Il publie chez Flammarion "Que la paix soit avec vous" en 2006, "Combien de fois je t'aime" en 2008, "L'homme qui ne savait pas dire non" en 2009, "L'Amour sans le faire" en 2012.

Son roman "U.V.", publié au Dilettante, a été adapté au cinéma en 2007 par Gilles Paquet-Brenner. En 2012, "L'idole" est adapté au cinéma par Xavier Giannoli sous le titre "Superstar" avec Kad Mérad et Cécile de France. Il s'agit de l'histoire d'un homme qui devient célèbre sans savoir pourquoi. Le film, est présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise 2012.

"L'écrivain national", sorti pour la rentrée littéraire 2014, est finaliste du Renaudot.

En 2016, il remporte le prix Interallié pour "Repose-toi sur moi".

Source : Babelio

Il nous en parle


 
Mon avis

Aurore Dessage est une styliste prometteuse, la quarantaine.  Elle est mariée à un riche homme d'affaires américain se dévouant corps et âme à son business.  Elle est maman de jumeaux de six ans.  Elle a apparemment tout pour être heureuse.  Mais Aurore a la boule au ventre, elle a peur car son associé lui met des bâtons dans les roues, magouillant pour prendre le contrôle de l'entreprise.  Aurore est perdue et lorsqu'elle rentre chez elle aussi elle a peur car de vilains corbeaux ont envahi la cour de son immeuble.  Son espace arboré qu'elle adorait s'est transformé en jardin de la peur.  Elle déteste ces corbeaux noirs qui croassent lorsqu'elle rentre.  Elle se sent menacée, angoissée.

Ludovic, 46 ans, 1m95, 102 kilos.  C'est un colosse aux pieds d'argile, un ours maladroit, un dur d'apparence au grand coeur.  Il a quitté son Célé natal il y a trois ans.  Quittant tout, fuyant la perte de l'amour de sa vie.  Il y a trois ans, Mathilde est morte terrassée par un cancer, la faute aux phytos utilisés dans l'agriculture, il en est convaincu.  Il a quitté son exploitation agricole laissant sa maman vieillissante, perdant ses repères avec sa soeur et son beau-frère.  Il fallait partir, impossible de vivre tous de l'exploitation, la vie est difficile.   Il pensait qu'en venant à Paris il ne serait pas seul en ville, mais Paris c'est la solitude avant tout, on y regarde les gens qui nous entourent comme une affiche, sans plus.

Il est devenu recouvreur de dettes, car il faut qu'il bouge, impossible pour lui de rester dans un bureau. Il vit dans l'immeuble en face de celui d'Aurore.  Un  immeuble très moderne contrairement au luxueux immeuble d'en face.  Il traverse la cour lui aussi pour rentrer chez lui.

Ils n'ont rien en commun, venant chacun d'un monde opposé, Aurore est ce qu'il exècre.  Leurs immeubles se faisant face, cette cour qui fait penser à l'univers "Hitchcockien" "Fenêtre sur cour" ou encore "Les oiseaux" car ces corbeaux noirs qui prennent possession des lieux sont terrifiants pour Aurore.  Ludo aime rendre service et il débarrassera les lieux de ces volatiles.

Peu à peu, ils se croiseront et deviendront attirés l'un vers l'autre comme des aimants.  Une rencontre émouvante, une histoire d'amour naissante ? Une épaule sur laquelle se reposer ?

Je découvre la plume de Serge Joncour et quelle belle découverte.  Alternant descriptions et dialogues, les pages se tournent rapidement.

L'écriture est intense, intimiste, tendre, poétique, drôle et touchante. Oui tout cela à la fois, Serge Joncour a une écriture subtile et son titre est bien choisi, vous le comprendrez en fin de récit.

Il va dans la profondeur de l'âme et de la psychologie des personnages en opposition, mettant en avant les failles et la fragilité de chacun.  Il met en avant de vrais sujets de société : la solitude, la famille, la campagne versus la ville, les crises existentielles de chacun.  C'est profond, rempli d'humanité et d'amour.

Une très belle découverte de la rentrée, un livre qui m'a émue.  Une plume que je vous conseille vivement et que je vais creuser de mon côté.

Un joli ♥



Les jolies phrases

Ludovic reste d'un flegme total.  Le calme c'est ce qu'on peut opposer de pire à quelqu'un qui vous agresse aussi rudement.

Une famille, c'est comme un jardin, si on n'y fout pas les pieds ça se met à pousser à tire-larigot, ça meurt d'abandon.

Vivre, c'est se rapprocher de ce que l'on est, et toi Aurore tu es tout sauf une femme d'affaires, c'est beaucoup trop violent, je suis bien placée pour le savoir, le business c'est soit tu bouffes les autres, soit tu te fais bouffer ...

Parfois, à des petits carrefours inattendus de la vie, on découvre que depuis un bon bout de temps déjà on avance sur un fil, depuis des années on est parti sur sa lancée, sans l'assurance qu'il y ait vraiment quelque chose de solide en dessous, ni quelqu'un, pas uniquement du vide, et alors on réalise qu'on en fait plus pour les autres qu'ils n'en font pour nous, que ce sont eux qui attendent tout de nous, dans ce domaine les enfants sont voraces, avides, toujours en demande et sans la moindre reconnaissance, les enfants après tout c'est normal de les porter, mais elle pensa aussi à tous les autres, tous ceux face auxquels elle ne devait jamais montrer ses failles, parce qu'ils s'y seraient engouffrés, ils ne lui auraient pas fait de cadeaux.  Ils sont rares ceux qui donnent vraiment, ceux qui écoutent vraiment.

Même si ce manque d'amour c'était un gouffre en lui, c'était comme un lac qui se serait vidé par le fond, et toute cette force vitale qu'on trouve à aimer, à désirer, à embrasser l'autre, à y penser, il savait bien que maintenant il faudrait faire sans, jusque-là il avait fait sans, et ce n'était pas à Paris qu'il rencontrerait quelqu'un.

Quand d'un coup on s'embrasse, c'est que vraiment on n'en peut plus de cette distance, même collés l'un à l'autre on a la sensation d'être encore trop loin, pas assez en osmose, de là vient l'envie de se fondre, de ne plus laisser d'espace.

Cette femme représentait bien tout ce qu'il détestait de Paris, tout ce qui le rejetait, tout ce qu'il aurait dû fuir, et pourtant elle l'attirait.  Tout d'elle l'attirait.

Tu sais, Aurore, faire du business c'est comme monter sur un ring, faut tout de suite donner des coups, sans quoi c'est toi qui en prends. Et encore, sur un ring tout le monde voit ce qui se passe, au moins c'est clair, alors que dans le business tous les coups se font par en dessous, ça ne m'étonnerait pas de Fabian.

Être fort, c'est ne pas prendre la mesure du danger, le sous-évaluer, consciemment, tandis qu'être faible, c'est le surestimer, mais l'autre soir, il s'était fait peur.

Aux premiers moments d'une histoire, l'idée de l'autre obsède, on y pense tout le temps, ce qu'on a vécu avant n'existe plus, le passé cette chose insignifiante et prodigieuse qui s'est contentée de nous amener là, comme si vivre n'avait servi qu'à ça, à ce besoin de retrouver l'autre.

Quitter c'est se redonner vie à soi, mais c'est aussi redonner vie à l'autre, quitter c'est redonner vie à plein de gens, c'est pour ça que les hommes en sont incapables, donner la vie est une chose qu'ils ne savent pas faire.




vendredi 13 janvier 2017

L'arabe du futur 3 - Riad Sattouf

L'arabe du futur  Tome 3

Riad Sattouf





Allary Editions
Roman graphique
160 pages couleurs
170 X 240 mm |
20,90€
En librairie le 06 octobre 2016
EAN : 978-2-37073-094-7

Présentation de l'éditeur


Ce livre raconte l’histoire vraie d’un Cimmérien blond et de sa famille dans la Syrie d’Hafez Al-Assad.

L’Arabe du futur raconte la jeunesse de Riad Sattouf au Moyen-Orient.

Dans le premier tome publié en 2014 et qui couvre la période 1978-1984, le petit Riad est ballotté, de sa naissance à ses six ans, entre la Libye, la Bretagne et la Syrie.

Le deuxième tome, paru en 2015, raconte sa première année d’école en Syrie (1984-1985).

Dans ce troisième tome (1985-1987), après avoir suivi son mari en Libye puis en Syrie, la mère de Riad ne supporte plus la vie au village de Ter Maaleh. Elle veut rentrer en France. L’enfant voit son père déchiré entre les aspirations de sa femme et le poids des traditions familiales…

Mon avis

On retrouve avec plaisir Riad Sattouf en Syrie.  Nous sommes en 1985, il a sept ans.  Il est dans l'école des grands maintenant, la nouvelle école pour les garçons.  Il est premier de classe.

On continue à poursuivre son enfance.  Il découvrira la petite souris en perdant ses dents de lait, on y parle bien entendu de religion, du ramadan, de la fête de Noël car sa maman se languit de son pays d'origine la France et de ses coutumes.

Difficile de vivre au milieu de nulle part avec peu de perspectives.  J'ai aimé la recherche du sapin pour Noël et le récit dans le magasin de luxe pour les étrangers avec un immense Goldorak en jouet.

Le père de Riad croit toujours pouvoir faire une belle carrière et améliorer son quotidien, il entretient des contacts avec des gens importants dit-il.  On y parle de l'Arabie Saoudite, des rapports entre américains et israéliens, de la corruption du pouvoir saoudien grâce aux pétro-dollars.

Une série que j'adore car on apprend de façon claire l'évolution de la situation au Proche-orient.
On y parle de la différence de perception de l'autre par rapport aux préjugés, il est blanc donc c'est un juif par exemple...  On quittera Riad à l'âge de neuf ans pour un nouveau départ vers d'autres aventures, vers une autre contrée.

Je reste fan et ma note est ♥

Les jolies phrases

Les gens détestent les meilleurs qu'eux.  N'oublie jamais ça.

En Arabie Saoudite, c'est l'égalité entre tous les hommes.  Si tu crèves un oeil à quelqu'un, on te crève un oeil.  Si tu voles, on te coupe la main avec laquelle tu as volé.  Oeil pour oeil, dent pour dent : logique.

En Irak, c'est l'inverse la majorité de la population était chiite alors ils ont mis  les sunnites au pouvoir...  C'était logique.  Comme les gens pensent tous avoir raison, dès qu'ils sont en majorité ils commencent à tuer ceux qui pensent pas comme eux.





mardi 10 janvier 2017

Seules les bêtes - Colin NIEL

Seules les bêtes 

Colin NIEL




Rouergue Noir
04 janvier 2017
224 pages
19,00 €
ISBN
978-2-8126-1202-2

Présentation de l'éditeur

Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée qui fait l’ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste et que l’hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, elles prennent la parole et chacune a son secret, presque aussi précieux que sa propre vie. Et si le chemin qui mène à la vérité manque autant d’oxygène que les hauteurs du ciel qui ici écrase les vivants, c’est que cette histoire a commencé loin, bien loin de cette montagne sauvage où l’on est séparé de tout, sur un autre continent où les désirs d’ici battent la chamade.
Avec ce roman choral, Colin Niel orchestre un récit saisissant dans une campagne où le monde n’arrive que par rêves interposés. Sur le causse, cette immense île plate où tiennent quelques naufragés, il y a bien des endroits où dissimuler une femme, vivante ou morte, et plus d’une misère dans le cœur des hommes.

L'auteur

Résultat de recherche d'images pour "colin niel"



Nationalité : France
Né(e) à : Clamart , le 16/12/1976

Biographie :

Colin Niel est un écrivain français né en 1976 en région parisienne où il a grandi, au 12ème étage d'une ZAC, avant de voyager un peu partout et de vivre loin de son béton natal, en Guyane, en Guadeloupe.

Amateur de romans noirs denses et humains, influencé par des Indridason, Lehane ou Hillerman, il commence à écrire à son retour de Guyane et donne vie au capitaine Anato et à ses enquêtes en Amazonie française.

Son premier roman, "Les Hamacs de Carton", est récompensé par le prix des Ancres Noires en 2014. Suivront "Ce qui reste en forêt" et "Obia".

2016: Colin Niel a reçu le Prix du récit de l’ailleurs (Saint Pierre et Miquelon) pour son polar "Obia".

Source : Amazon


Mon avis

Un roman de saison, il débute en hiver dans les Causses. Il fait froid, il a neigé, la Tourmente souffle.
Une femme, Evelyne Ducat a disparu. On ne parle que de ça au village.

Alice ne fait pas attention à l'information qui circule, trop occupée à vouloir voir Joseph.  Elle est assistante sociale, elle s'éloigne petit à petit de son mari, et, l'impensable est arrivé.  Elle voit régulièrement Joseph qui est devenu son amant.

Joseph, un agriculteur, devenu dépressif depuis le décès de sa maman.  Il vit isolé dans un coin des Causses avec seules ses bêtes qui lui apportent un peu de vie.

Les conditions sont difficiles pour ces agriculteurs.  Nous sommes dans un roman rural, dans un roman choral en cinq actes.

Tour à tour cinq personnages nous présenteront leur vision de l'histoire : Alice, Joseph, Maribé, Armand et Michel.

Cinq personnes ayant en commun une solitude.  La Tourmente souffle, c'est le vent qui crée de belles tempêtes, une légende colportée par les anciens nous dit que la Tourmente serait responsable de la disparition de personnes...  Qu'en est-il ici ? Quel lien entre cette disparition et nos protagonistes ?

L'écriture est vive, chaque version s'imbriquera l'un à l'autre.  La tension est palpable depuis le départ et croyez-moi, Colin Neil la fera gonfler et vous emmènera bien loin d'où vous pensiez aller.

C'est un maître des retournements de situation.

On se pose des questions, mais où veut-il nous emmener ? Soudain tout s'éclaircit, et puis non en fait.

Superbe thriller, j'ai adoré.

Vous voulez en savoir plus ?  une seule chose à faire, lisez-le, vous ne serez pas déçu.

C'est pas loin du coup de coeur

Ma note : 9/10


Les jolies phrases

Dans le temps, les vieux disaient que ton ombre, c'était l'image de la mort.  Comme un double de toi qui s'accroche à tes pas et qui te quittera le jour où tu seras sous la terre.

On aurait dit que la nouvelle année qui s'approchait, les gars l'attendaient avec impatience, comme s'ils croyaient vraiment qu'elle allait être mieux que celle qui finissait.  Comme si ce monde meilleur, plus solidaire, plus équitable, qu'ils pensaient être en train de construire, il avait une chance d'émerger un jour.  Leur utopie en ligne de mire, toujours en tête malgré les mille contradictions qu'ils s'employaient avec force à minimiser.

Elle avait un truc que jamais je n'ai retrouvé chez personne, une manière de me faire croire à la vie, au bonheur, à l'amour, à tous ces idéaux après lesquels je n'ai cessé de courir.

Au fond, je me demande même ce que ça veut dire ce mot : exister.


En partenariat avec Résultat de recherche d'images pour "logo rouergue noir"   Merci Brigitte.

samedi 7 janvier 2017

Eh bien dansons maintenant ! Karine Lambert

Eh bien dansons maintenant !

Karine Lambert

Eh bien dansons maintenant !

JC Lattès
EAN : 9782709656641
Romans contemporains
Parution :
04/05/2016
282 pages
17.00 €

Présentation de la maison d'édition


Elle aime Françoise Sagan, les éclairs au chocolat, écouter Radio Bonheur et fleurir les tombes.
Il aime la musique chaâbi, les étoiles, les cabanes perchées et un vieux rhinocéros solitaire.

Marguerite a toujours vécu dans l’ombre de son mari. Marcel a perdu celle qui était tout pour lui. Leurs routes se croisent, leurs cœurs se réveillent. Oseront-ils l’insouciance, le désir et la joie ?

Après le succès de L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, traduit dans de nombreux pays, Karine Lambert signe un roman lumineux sur la fragilité et l’ivresse d’une histoire d’amour à l’heure où l’on ne s’y attend plus.


C'est notre LC avec Julie des Petites lectures de Scarlett

Mon avis

Une LC feel good pour terminer l'année.  Oh que ce livre fait du bien...
Le début est triste pourtant.  Marguerite Delorme a 78 ans, elle perd son mari, notaire de la bourgade de Maison-Laffite.  Toute sa vie a été dictée par lui, une vie austère où seul Chopin pouvait s'inviter.  Au début de leur mariage, son mari avait décrété qu'elle porterait robe et chignon, qu'ilétait plus judicieux qu'ils se vouvoyent.  Une vie rangée, tristounette.  Marguerite est un peu perdue lorsqu'elle se retrouve seule dans sa grande maison bourgeoise.  Elle apprend à apprivoiser sa liberté..  Il y a bien son fils Frédéric mais il est tellement comme son père et ne commprend pas que Marguerite reprenne les rennes de sa vie.  

Cela fait sept mois que son mari est décédé, le docteur Dubois envoie Marguerite en cure à Bagnères de Bigarre.

Marcel Guedj de son côté a passé une vie heureuse avec son premier amour, Nora. Ils venaient d'Algérie et ne savaient rien faire l'un sans l'autre.  Nora meurt tragiquement, c'était il y a un an.  Marcel perd goût à la vie.  Sa fille unique Manou lui offre une cure à Bagnères de Bigarre.  Il s'y rend avec des pieds de plomb en ronchonnant.

Et puis on devine qu'ils se rencontreront....

Un thème encore un peu tabou est abordé ici, l'amour au crépuscule de la vie.

Avec beaucoup de délicatesse et de pudeur Marcel et Marguerite vont se rapprocher.  L'amour peut-il encore commencer si tard ?  

Un livre feel good, une plume fluide, tout en douceur, tout en tendresse qui m'a touché.  Une très belle histoire que je vous conseille vivement.

Je sens que je vais sortir de ma PAL "L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes", le premier roman de Karine Lambert.  Merci Julie pour cette belle LC.

Ma note : un petit coup de coeur 9.5/10

L'avis de Julie est ici


Les jolies phrases

Le jeune garçon voyait son père pleurer pour la première fois. Les hommes redeviennent des enfants quand ils quittent leur patrie.

Le bonheur est plus bruyant quand il est partagé.

Tant qu'il a mal , elle est là.

Seul, il végète. Il a besoin d'être deux, c'est l'autre qui l'enracine.

Un homme, venu d'un ailleurs mystérieux, l'emmène dans un endroit connu de lui seul et trouve ça grisant. Elle a l'impression de manger une friandise en cachette.

L'impossible choix entre mourir et viellir. Les solitudes se croisent mais ne s'apaisent pas. Passer de l'enfance à l'âge adulte, c'est perdre une à une ses illusions. De l'âge adulte à lavieillese, ce sont d'autres renoncements. Parfois la tête se dégrade plus vite que le corps. Parfois, c'est le contraire.

Il l'enlace avec la même délicatesse qu'une orchidée, dessine des courbes autour des angles, invente des caresses. Ruban par ruban, il délace le corset invisible qu'elle a porté pendant toutes ces années. Il la respire.

jeudi 5 janvier 2017

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire

Ils ont rejoint mon Himalaya à lire



Une petite virée à Paris, un tour chez Gibert et une PAL qui va exploser.

En préparation du salon de Lire c'est libre fin du mois, je me suis laissée tenter par certains titres que voici.

Le septième templier   -  Giacometti et Ravenne

Résultat de recherche d'images pour "le septième templier"

Pocket 15166
DATE DE PARUTION14 JUIN 2012
Thriller-Noir - Policier
608 pages
9782266229029

Présentation de l'éditeur


1307. Le roi Philippe le Bel et le pape Clément V ordonnent l’anéantissement total de l’Ordre du Temple. Mais dans l’ombre des commanderies, sept templiers vont organiser sa survivance par-delà les siècles.
De nos jours. Le commissaire franc-maçon Antoine Marcas reçoit l’appel désespéré d’un mystérieux frère. Sur le point d’être assassiné, il lui transmet la piste d’un secret fabuleux : le trésor des Templiers.

Portrait de groupe avec parapluie  -  Violette Cabesos

Résultat de recherche d'images pour "portrait de groupe avec parapluie"

Albin Michel
Broché: 368 pages
Parution août 2016
ISBN-10: 2226328742
Prix : 20.90 €

Présentation de l'auteur

Marthe Bothorel, soixante-dix ans, s'est prise de passion sur le tard pour l'histoire de l'art : de musées en cours de dessin, l'autodidacte plonge dans un monde qui la fascine. Un dimanche, lors d'un concours de peintres amateurs, elle découvre le corps d'une femme assassinée selon un rituel aussi macabre que spectaculaire. Le premier d'une longue série... En compagnie de deux autres mamies aussi déjantées qu'elle et d'un policier mélomane, Marthe décide de démasquer le talentueux tueur !Un polar original, érudit et cocasse, où l'auteur du Teinturier de la lune et de La Promesse de l'ange nous embarque dans une enquête échevelée sur les traces des grands peintres du XXe siècle, du Bateau-Lavoir de Montmartre à la Ruche de Montparnasse.

Hâte de découvrir cette plume après les avis de Brigitte et Fabienne.

La femme de l'allemand - Marie Sizun

La Femme de l'Allemand

Le livre de Poche 31455
288 pages
Date de parution: 26/08/2009
EAN / ISBN: 9782253127901
Prix : 7.1€

Présentation de l'éditeur


Dans le Paris de l’après-guerre, une petite fille, Marion, vit avec sa mère, Fanny, qu’elle adore. Peu à peu, pourtant, une dissonance s’installe, faussant leur relation. Des emportements inexplicables, un silence incompréhensible à propos de ce père allemand dont Marion ne sait rien ou presque. Avec le temps, Marion comprend que sa mère est maniaco-dépressive. Les rôles s’inversent alors. L’adolescente endosse cette raison qui, doucement, abandonne Fanny. Mais l’amour ne suffit pas pour terrasser la folie…

Marie Sizun sait dire avec émotion et pudeur l’amour qui rapproche et sépare les êtres.


Kabukicho  - Dominique Sylvain


Résultat de recherche d'images pour "kabukicho dominique sylvain"


Viviane Hamy
Parution 06/10/2016
Collection Chemins Nocturnes
ISBN : 9782878583212
Pages : 286 p.
Prix : 19€

Présentation de l'éditeur

À la nuit tombée, Kabukicho, sous les néons, devient le quartier le plus sulfureux de la capitale nipponne. Au cœur de ce théâtre, les faux-semblants sont rois, et l’art de séduire se paye à coup de gros billets et de coupes de champagne. Deux personnalités dominent la scène : le très élégant Yudai, dont les clientes goûtent la distinction et l’oreille attentive, et Kate Sanders, l’Anglaise fascinante, la plus recherchée des hôtesses du Club Gaïa, l’un des derniers lieux où les fidèles apprécient plus le charme et l’exquise compagnie féminine que les plaisirs charnels.

Pourtant, sans prévenir, la jeune femme disparaît. Le piège de Kabukicho s’est-il refermé ? À Londres, son père reçoit sur son téléphone portable une photo oùelle apparaît, les yeux clos, suivie de ce message : « Elle dort ici. » Bouleversé, mais déterminé à retrouver sa fille, Sanders prend le premier avion pour Tokyo, où Marie, colocataire et amie de Kate, l’aidera dans sa recherche. Yamada, l’imperturbable capitaine de police du quartier de Shinjuku, mènera quant à lui l’enquête officielle.

Entre mensonges et pseudo-vérités, il sera difficile de démêler les fils d’une manipulation démoniaque ; pour le plus grand plaisir du lecteur.

Les corps de Lola    -   Julie Gouazé

Résultat de recherche d'images pour "julie gouazé les corps de lola"

Belfond
Parution 25/08/2016
128 pages
ISBN 9782714474117
Prix : 17 €

Présentation de l'éditeur

Après Louise, son premier roman remarqué paru chez Léo Scheer en 2014, Julie Gouazé met, dans Les Corps de Lola, son style affûté au service du désir féminin...

Lola est une femme comme les autres. Que veut dire être une femme comme une autre ?
Qui pourrait se douter en regardant Lola qu'un feu violent couve au fond de ses tripes ?
Lola si douce, si compréhensive... C'est pourtant une rage ancestrale qui sort de Lola.
Elle est une. Elle est deux. Rouge et Bleue.
Les deux Lola enfermées dans un même corps.
Qui est-elle ? Celle qui se laisse bander les yeux, ou celle qui aime dormir dans des draps
en coton ? Où est celle qui réunissait les deux ?

Ce que la tête de Lola interdit par morale, son corps l'exige par bravoure.

À travers la vie de Lola, la fille coupée en deux, l'héroïne partagée, tiraillée, Julie Gouazé nous
offre un long chant du désir et du corps et, à l'image de sa belle Lola, transforme le glauque
en poésie.

Un premier roman encensé par les copines blogueuses

Une bouche sans personne   -   Gilles Marchand

9782373050134
    Aux forges de Vulcain
    Genre : Roman
    282 pages
    Format : 14 x 20,5 cm
    ISBN : 9782373050134
    ISSN : 2101-7697
    Date de parution : 25 Août 2016
    Prix : 17 €

Présentation de l'éditeur

Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu’il a été défiguré. Par qui, par quoi? Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d’après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s’ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s’accrochait à ses habitudes pour mieux s’oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l’esprit fantasque de ce grand-père qui l’avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance.
Léger et aérien en apparence, ce roman déverrouille sans que l’on y prenne garde les portes de la mémoire. On y trouve les Beatles, la vie étroite d’un comptable enfermé dans son bureau, une jolie serveuse, un tunnel de sacs poubelle, des musiciens tziganes, une correspondance d’outre-tombe, un grand-père rêveur et des souvenirs que l’on chasse mais qui reviennent. Un livre sur l’amitié, sur l’histoire et ce que l’on décide d’en faire. Riche des échos de Vian, Gary ou Pérec, lorgnant vers le réalisme magique, le roman d’un homme qui se souvient et survit – et devient l’incarnation d’une nation qui survit aux traumatismes de l’Histoire.

Des partenariats que je remercie vivement

Une bouffée d'air pur  -  Amulya Malladi



Mercure de France
12-01-2017
ISBN : 978-2-7152-4511-2
220 pages
Prix : 22.80€

Présentation de l'éditeur

J’ai senti mes poumons comme écorchés en dedans par des ongles, comme si quelqu’un avait lancé de la poudre de chili rouge dans mes narines. J’ai inhalé à nouveau et c’était pareil. J’ai grippé ma gorge et fermé les yeux qui me brulaient et larmoyaient. Puis j’ai tenu le bord de mon sari contre mon nez dans l’espoir de dissiper quelque peu les épices dans l’air mais rien ne parvenait à assainir l’atmosphère… Si Prakash était venu me prendre à l’arrivée de mon train deux heures plus tôt, j’aurais été sauvée, hurlai-je intérieurement…     

On est à Bhopal, en Inde, le soir du 3 décembre 1984, quand l’usine de gaz de l’Union Carbide explose, faisant des milliers de morts et de blessés.

La jeune Anjali attendait ce jour-là son mari à la gare. Très indifférent à son égard, il a oublié de venir la chercher.

Elle survivra, avec de lourdes séquelles, mais exige le divorce, ce qui est alors très choquant dans la bonne société indienne. Remariée plus tard à Sandeep, un homme bon qui l’aime et qu’elle aime, elle aura avec lui un petit garçon gravement handicapé physiquement, une conséquence de ce qu’elle a vécu à Bhopal.

Un jour, Anjali revoit par hasard son premier mari – qui découvre alors les catastrophiques suites de son insouciance d’autrefois. Peut-on oublier, peut-on pardonner, peut-on réparer ?

Amulya Malladi est née en Inde et y a fait ses études avant de partir vivre plusieurs années aux États-Unis – où elle a débuté sa carrière d’écrivain. Une bouffée d’air pur, son premier roman, a tout de suite eu du succès, suivi par cinq autres, traduits en plusieurs langues.

Elle vit aujourd’hui au Danemark, avec son mari danois et leurs deux fils. Elle n’avait encore jamais été publiée en français.

Un nouveau partenaire que je remercie : Cactus Inébranlable editions

Contes espagnols   -  Lorenzo Cecchi

Couverture contes espagnols 1

Cactus inébranlable éditions
102 pages
Parution décembre 2016
ISBN:978-2-930659-57-2
12 € (couverture et illustrations: Jean-Marie Molle)

Présentation de l'éditeur

Neuf contes drôles, exquis, intelligents !

Dans L’andalouse, avec un petit a, un homme amateur de sauce andalouse se plaît à croire que la compagne d’un ami (il reçoit le couple chez lui) qui le soigne d’une blessure à l’arcade sourcilière causée par une prise de bec avec cet ami est espagnole parce qu’elle s’appelle Conchita…

La femme de la nouvelle suivante, une Espagnole de souche, elle, se dispute avec son mari lors du vernissage d’une expo de Bram Bogart à Bruxelles où elle est venue le rejoindre avant que le narrateur, en habile séducteur, ne parvienne à approcher la bouillante épouse humiliée qui ne pensera qu’à se venger…

La Chevrolet mêle un souvenir d’enfance et un différend entre deux voisins, un Italien sans voiture et un Espagnol ayant troqué sa vieille Skoda contre une rutilante Chevrolet.

La der des ders, peut-être la nouvelle la plus originale de l’ensemble, par sa forme épistolaire, met en scène une ultime discussion vive et virtuelle entre deux hommes aux egos surdimensionnés qu’une relation amicale ancienne unit par-delà la distance qui les sépare.

Le gastronome est un régal de mots et de mets qui pose un questionnement sur l’inclination à la nourriture quand elle prend certaines proportions…

Les deux nouvelles suivantes, au-delà des anecdotes rapportées, dressent un parallèle entre le monde de l’entreprise d’hier (dans VRP), fonctionnant sur le mode du paternalisme, et d’aujourd’hui (dans Drink d’adieu), basé sur le combat économique sans merci et le manque de considération dont sont l’objet les employés. On retrouve là la veine autobiographique de Cecchi à l’œuvre depuis Nature morte aux papillons, son premier roman paru au Castor Astral, qui sait si bien s’appuyer sur ses expériences personnelles pour en tirer des histoires fortes emplies d’humanité et d’autodérision.

Les deux dernières nouvelles, Spanish Jazz Project et Gesualdo, rendent hommage à leur façon à deux musiciens, Carlo Gesualdo et Michel Mainil, un musicien de la fin de la Renaissance et un saxophoniste de jazz belge toujours bien vivant.

L’ultime nouvelle du recueil, dans une merveille d’écriture concise et raffinée, raconte le premier mariage de Carlo Gesualdo da Venosa, noble napolitain de la fin du XVIème siècle par ailleurs musicien de madrigaux et de musique religieuse alors que Naples est dirigée par un vice-roi nomme par le roi d’Espagne. Le prince se montrera d’une cruauté sans égale quand il devra laver son honneur sali par l’adultère de son épouse commis avec un duc espagnol. Dans la quatrième de couve, il est justement conseillé d'écouter, pour l'apprécier autrement, la musique de Gesualdo pendant et après lecture de la nouvelle.

Les allusions à la culture ibérique sont toujours subtiles, c’est la cerise sur le gâteau de ce repas littéraire en neuf plats, goûteux et délicats à souhait, pour palais fins, exclusivement.

Ce neuf bouquet de nouvelles qui a, en partie, trouvé place sur ce blog l’été dernier, est remarquablement illustré par Jean-Marie Molle, fondateur du groupe Maka, dans des tableaux judicieusement composés des éléments cruciaux de chaque récit.

Ma voisine a hurlé toute la nuit       Anne-Michèle Hamesse

Couverture ma voisine

Cactus Inébranlable éditions
Parution décembre 2016
86 pages
ISBN: 978-2-930659-44-2
 9 € (Photo de couverture: Claire Veys)

Présentation de l'éditeur

Tout au long de ses dix récits, Anne-Michèle Hamesse met en scène des femmes qui pleurent leur solitude, leur amertume, leurs vies ratées, leurs regrets.
Il y a des femmes trompées, des femmes qui mentent, des femmes qui regrettent le temps qui passe, des femmes qui tuent, des femmes qui se donnent puis disparaissent.
Chaque nouvelle est une peinture qui s’ébauche sous les yeux du lecteur, chaque ligne est un nouveau trait qui apparaît sur la toile où, petit à petit, une histoire prend forme et s’achève en apothéose chromatique.
Gourmande et malicieuse, l’auteur dont l’écriture est fine, élégante, ciselée, classieuse, enveloppe ses mots d’un zeste de noirceur qu’elle enrobe d’une pincée de sucre rose, le résultat est diaboliquement perturbant.

J'ai trouvé le dernier tome de Magasin Général

Magasin général  - Tome 9    Loisel et Tripp

Résultat de recherche d'images pour "magasin général tome 9"


Casterman
PARU le 15/10/2014
128 pages - 24.2 x 32.2 cm
Prix : 16,50€
ISBN : 9782203062108

Présentation de l'auteur

Plus de maire à Notre-Dame-des-Lacs, plus de curé ou presque, Marie enceinte d’un père que personne ne connaît et les femmes du village prises d’une frénésie d’achats comme on n’en avait encore jamais vue… Le monde s’est-il mis à marcher sur la tête, là-bas au fin fond du Québec rural ? Est-ce là l’oeuvre du démon, le commencement de la fin ?
Non, bien sûr, car ce qui imprègne avant tout chaque image, chaque scène, chaque dialogue et chaque personnage de ce spectaculaire dénouement en forme d’apothéose joyeuse, c’est le bonheur ! Loisel et Tripp ont manifestement pris un plaisir fou à mener jusqu’à son terme le destin de chacun des protagonistes de cette truculente histoire chorale à l’humour irrésistible, au fil des quelques mois de l’année 1928 où l’on passe des neiges profondes à la chaleur de l’été sur fond de retour des hommes de leur hivernage. On y apprendra, parmi bien d’autres surprises, ce qu’il advient du bateau du vieux Noël, ce qui tourmentait tant Réjean le jeune prêtre ou encore ce que cachait la grossesse inattendue de Marie… Et le village de Notre-Dame-des-Lacs, au terme de ce final enfiévré célébré comme il se doit par un grand feu de la Saint-Jean, entre à son tour dans la modernité.


Et pour terminer on ajoute les 6 du prix des lecteurs dont heureusement j'en ai déjà lu 3, voir sur l'article du prix, ici


Prix des lecteurs de Club

Prix des lecteurs de Club 2016



QUI SERA VOTRE AUTEUR BELGE DE L’ANNÉE ? 

Le comité de lecture composé de libraires Club a sélectionné 6 jeunes auteurs belges.  6 romans qui les ont surpris, émus, transportés, 6 titres parmi lesquels le jury devra trancher et désigner son coup de coeur 2016 !


Pour la première fois, les librairies Club organisent un prix des lecteurs qui mettra à l'honneur des auteurs belges.  J'ai trouvé l'idée géniale, j'ai postulé, et oui j'ai l'honneur d'en être. Nous sommes vingt jurés. Notre mission : lire les six titres , chroniquer pour la fin de ce mois. Nous choisirons un auteur. Verdict à la foire du livre de Bruxelles.

Un auteur recevra un prix de 3000 € et sera mis en avant dans tout le réseau FNAC.

En route pour une nouvelle belle expérience.

Edgar Kosma • Là où ça fait mal

Edgar Kosma - Là où ça fait mal



Né à Namur en 1979, Edgar Kosma est un auteur belge qui vit et travaille à Bruxelles depuis près de 20 ans. Il est l'auteur de romans, nouvelles et est aussi le scénariste de la série BD "Le Belge", dont trois tomes sont déjà parus aux éditions Delcourt. « Là où ça fait mal » est son troisième roman.

Présentation de l'éditeur

C'est l'histoire d'un type qui fait une série de rêves, tous plus bizarres les uns que les autres, au cours desquels il perd chaque fois un doigt. Et à la fin, comme dans toute bonne histoire, il y a une mauvaise chute...
Entre mécanique absurde et récit fantastique, Edgar Kosma signe un roman plein d'humour illustré avec talent par Romain Renard.

Frédéric Ernotte • Ne Sautez pas

Frédéric Ernotte - Ne Sautez pas



Frédéric Ernotte est né à Namur en 1982. Assistant social et journaliste de formation, il écrit son premier roman pour relever le défi que lui lance un de ses professeurs. Adepte du suspense et des romans policiers, il publie le thriller « C’est dans la boîte » en 2012 et est salué par la critique pour ce huis clos surprenant. « Ne sautez pas » est son deuxième roman.


Présentation de l'éditeur

Mathias est laveur de carreaux, un héros tendre et naïf qui aime les gens et que la misère dans le monde touche. Quand, suite à un excès de vitesse il écope d’une peine d'intérêt général, il choisit de travailler pour une ONG et de faire du porte à porte pour vendre des figurines en plastique pour des projets dans le tiers monde.
Bien malgré lui, il se retrouve un jour à jouer les Robin des Bois après qu’un malentendu l'ait amené à récolter une grosse somme d'argent. Il se prend alors au jeu et imagine alors comment en solliciter d'autres… Et de se poser ces questions : la fin justifie-t-elle les moyens ? Que faisons-nous pour aider autrui? En faisons nous assez? Irions-nous si l'occasion de faire le bien se présentait de façon inopinée? Quelle est la limite entre le bien et le mal? Un roman plein d’humour, pas policier, mais presque…

Manuel Capouet • Le Modèle

Manuel Capouet – Le Modèle



Né en 1974, Manuel Capouet vit à Waterloo. Expert en chimie environnementale, il a travaillé sur des super-modèles climatiques. Sa nouvelle Tokyo a été sélectionnée en 2012 parmi les meilleurs textes du concours « Crescendo » de la Fédération Wallonie-Bruxelles.


Présentation de l'éditeur

Jacques-san, jeune chercheur en climatologie, nous offre une percée rare dans les arcanes de la simulation climatique à Tokyo et dévoile au lecteur l’envers du décor des prédictions planétaires. Et si le futur s’annonce en catastrophes multiples dans la chambre de notre universitaire quelque peu extravagant, les gens se bousculent à sa porte pour savoir s’il vaut mieux investir dans le vin en Chine ou cultiver des insectes sur la bande côtière de la province pakistanaise de Sind.
Le roman évolue avec humour et légèreté, posant un regard tendre et amusé sur les codes et rituels de la société japonaise. Il nous embarque aux confins de la beauté de notre Terre, nous rappelant que l’essentiel est de vivre, d’observer, de goûter au silence. Sagesse nippone.

Alia Cardyn • Une vie à t’attendre

Alia Cardyn  - Une vie à t’attendre



Diplômée en droit et en sciences politiques, Alia Cardyn est une ancienne avocate. Trentenaire dynamique et solaire, elle exerce depuis huit ans comme coach et conférencière en Belgique et à l'étranger. Elle est l’auteure de plusieurs livres pratiques traduits en plusieurs langues. « Une vie à t’attendre » est son premier roman.

Présentation de l'éditeur

Rose a six ans quand ses parents disparaissent mystérieusement. Cet évènement traumatique marque son enfance à jamais…Elle grandi, devient une femme qui s'est construite seule, au milieu d'autres orphelins, avec ses craintes et ses secrets. A la suite d'une énième déception sentimentale, elle part en voyage à Bali où elle découvre quelques mots sur un carton... Ils sont les premiers d’un périple essentiel : comprendre ce qu’il est arrivé à ses parents, tisser un lien puissant avec une mère qu’elle découvre à travers l’écriture, et surtout, commencer à s’aimer.
Au-delà d’une intrigue haletante, une véritable mise en abyme qui interroge sur le poids du passé.

Jean Louis Aerts • Un siècle de mensonges

Jean Louis Aerts - Un siècle de mensonges



Professeur de français, de latin et de théâtre dans une école bruxelloise depuis plus de vingt-cinq ans, Jean-Louis Aerts a multiplié les expériences littéraires et artistiques : one man show, saynètes théâtrales, improvisations théâtrales, nouvelles, contes… « Un siècle de mensonges » est son premier roman.

Présentation de l'éditeur

Jeune journaliste de trente-trois ans, Marylou est engagée par un richissime vieillard américain pour écrire sa biographie.
Le contrat à peine signé, elle se rend compte qu’elle se fait manipuler. Trop tard, le piège se referme inexorablement sur elle. Le compte à rebours est déclenché : il lui reste moins de deux ans pour comprendre les enjeux dont elle est l’objet. Débute alors un véritable bras de fer entre deux êtres que tout semble opposer.
De New York à Syracuse, en passant par Bruxelles, Marylou sera forcée de remonter le passé jusqu’en 1907 et d’ouvrir la boîte de Pandore.

Jean-Marc Ceci • Monsieur Origami

Jean-Marc Ceci - Monsieur Origami



Jean-Marc Ceci, né en 1977, a la double nationalité italienne et belge.
Il est théoricien du droit, de formation universitaire de juriste, et vit à Ethe dans le sud de la Belgique depuis 16 ans. “Monsieur Origami” est son premier roman.

Présentation de l'éditeur  
À l’âge de vingt ans, le jeune Kurogiku tombe amoureux d’une femme qu’il n’a fait qu’entrevoir et quitte le Japon pour la retrouver. Arrivé en Toscane, il mènera quarante ans durant une vie d’ermite, adonné à l’art du « washi », papier artisanal japonais, dans lequel il plie des origamis. Un jour, Casparo, un jeune horloger, arrive chez Kurogiku, devenu Monsieur Origami. Il a le projet de fabriquer une montre complexe avec toutes les mesures du temps disponibles. Son arrivée bouscule l’apparente tranquillité de Monsieur Origami et le confronte à son passé. Les deux hommes sortiront transformés de cette rencontre.
Ce roman, d’un dépouillement extrême, allie profondeur et légèreté, philosophie et silence. Il fait voir ce qui n’est pas montré, entendre ce qui n’est pas prononcé. D’une précision documentaire parfaite, il a l’intensité d’un conte, la beauté d’un origami.

lundi 2 janvier 2017

Bilan lecture 2016

Bilan de lecture 2016


Il est grand temps de dresser le bilan de l'année 2016, une année extrêmement riche en lectures et en découvertes.

J'ai commencé l'année en tant que membre du jury du Prix des lecteurs du Livre de Poche.  Une bien belle expérience que je vous conseille.  Je souhaite d'ailleurs à Brigitte d'y prendre autant de plaisir que moi.

Trois livres par mois durant sept mois, contenant pas mal de pavés en plus.  L'occasion de faire de belles découvertes et de lire des choses que je n'aurais jamais lues de manière spontanée.  Un coup de coeur pour la plume d'Antonin Varenne et "Trois mille chevaux vapeur", mais aussi "La végétarienne" un livre coréen, "Silo" et la découverte de la plume de Virginie Despentes.

Je termine l'année avec un nouveau jury, je viens en effet d'apprendre que je faisais partie des 20 élus pour le prix des lecteurs de Club qui récompensera une plume belge.

En parlant de Belgique, j'ai pour la seconde année participé au mois belge organisé par Anne et Mina en avril.  Première participation à 'Québec en novembre' organisé par Yueyin et Karine, merci Argali de m'avoir inscrite dans le groupe.

2016 ce fut aussi de nouvelles rencontres et nouveauté des animations littéraires, et qu'est-ce que j'aime ça, j'ai eu l'occasion de présenter Nadine Monfils et Alain Berenboom, Michel Torrekens, Claude Rappé, Jean-Marc Ceci et Manuel Capouet et pour terminer l'année Alain Cadéo.  De jolies rencontres grâce à Willy et les roulades littéraires corsées, la jolie plume d'Oscar Lalo et d'autres belles rencontres passant ainsi du virtuel au réel.

J'ai aussi pour la première fois participé au challenge de Goodreads, j'espérais lire 100 livres, je termine l'année avec 112 lectures et 2 relectures, un record mais il est vrai que j'ai passé un peu plus de temps à la maison cette année et cela m'a bien aidé, cela restera je pense exceptionnel.


Merci à mes partenaires, aux auteurs qui me font confiance et à vous d'être de plus en plus nombreux, c'est vraiment génial.

Ma pile à lire atteint également des records mais ça c'est une autre histoire...


Mes coups de coeur

Difficile de choisir, je triche un peu en vous proposant mes cinq coups de coeur belges.

Belgique

La balade des pavés
Résultat de recherche d'images pour "ne sautez pas ernotte"


Coups de coeur



Résultat de recherche d'images pour "petit pays livre gael faye"Résultat de recherche d'images pour "il pleuvait des oiseaux"Résultat de recherche d'images pour "les contes défaits"


Cliquez sur les jaquettes et vous aurez accès aux articles complets


Je laisse aussi le lien de mes lectures 2016